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Arthrose Main : Les facteurs de risque

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Main : Les facteurs de risque

Les facteurs de risque présentés ci-dessous sont les plus fréquemment observés pour l’arthrose de la colonne vertébrale. Cependant, il ne faut pas les interpréter comme systématiques.

 

Chaque individu est différent, son environnement également (comme la profession, les loisirs, le sport…), ces facteurs de risque n’existent pas chez tous les individus. Seul votre médecin est capable de vous informer sur vos propres facteurs de risque face à l’arthrose.

 

Les facteurs de risques les plus fréquents sont :

 

  • L’hérédité
  • Le sexe : les facteurs hormonaux sont suspectés sans preuve formelle. Ainsi pour certains auteurs, le traitement hormonal substitutif de la ménopause pourrait diminuer le risque.
  • La surcharge pondérale : Elle semble être un facteur de risque de l’arthrose digitale, mais les résultats des études menées sont encore très controversés.
  • Les maladies microcristallines (goutte, chondrocalcinose,…)
  • Les traumatismes articulaires (fractures,…)
  • Les micro traumatismes (souvent dus à des gestes répètes professionnels)
  • Les anomalies architecturales

 

L’hérédité, un facteur de risque pour l'arthrose

L'hérédité semble intervenir dans l'arthrose. De nombreuses études épidémiologiques ont déjà établi qu'il existe un caractère familial pour les arthroses des doigts et de la hanche. C'est ainsi qu'une femme risque d'avoir une arthrose des doigts si sa mère ou tante maternelle ou paternelle en présente une.

 

Des études de jumeaux homo et hétérozygotes ont évalué que la contribution génétique était de l’ordre de 39 à 45%, le reste étant en rapport avec des facteurs environnementaux.

 

 

 

L'arthrose, plus fréquente chez la femme

Il est reconnu que les femmes, surtout après la ménopause, sont plus sujettes à l’arthrose que les hommes. Ceci est particulièrement vrai pour l’arthrose des doigts, des genoux et l’arthrose touchant plusieurs articulations.

 

L’arthrose de la hanche, si elle n’est pas plus fréquente, reste plus douloureuse chez la femme.

 

Enfin, le nombre de prothèses articulaires (surtout de la hanche) est plus important chez la femme.

 

On pense que les hormones sexuelles pourraient être en cause, mais pour l’instant aucun traitement hormonal administré après la ménopause n’a fait preuve d’un effet protecteur de l’arthrose.

 

 

 

L'obésité favorise le développement de l'arthrose

On est aujourd'hui sur que l'obésité constitue une situation favorisant le développement de l'arthrose.

 

Ainsi, pour l'articulation du genou, un excès de poids expose dans le futur, à un risque plus grand de gonarthrose.

 

De la même façon, en cas d'arthrose du genou déjà déclarée, l'augmentation du poids entraîne une augmentation des lésions du cartilage et des symptômes.

 

L’étude de Framingham précise qu’une perte de 5 Kg, dans les 10 ans précédents, peut diminuer de 50% le risque d’arthrose du genou chez les femmes.

 

Ce risque d’arthrose serait non seulement du à des raisons mécaniques (entraînées par le surpoids), mais aussi endocriniennes ou métaboliques. Des études ont démontrées une association entre gonarthrose et syndrome métabolique.

 

Si on comprend plus facilement le rôle du poids dans la survenu de l’arthrose des genoux et de la hanche, son rôle dans l’arthrose des mains est plus surprenant. On recherche actuellement des facteurs dans le sang des personnes obèses pouvant expliquer la dégradation du cartilage.

 

Pour savoir calculer votre poids idéal, Cliquez ici.

 

Les maladies microcristallines

Des anomalies de certains métabolismes peuvent conduire au dépôt dans les articulations de cristaux microscopiques. C’est le cas dans la maladie que tout le monde connaît : la goutte où les cristaux sont constitués d’acide urique.

 

Ainsi, d’autres cristaux peuvent intervenir tels ceux composés de pyrophosphate de calcium qui se déposent à la surface des articulation au cours de la chondrocalcinose, ou encore de cristaux d’hydroxyapatite qui ont eux plutôt tendance à se déposer dans les tendons.

 

C’est en faite la répétition des crises inflammatoires déclenchées par ces dépôts qui favorise le développement de l’arthrose sur l’articulation concernée.

 

Pour mieux comprendre, les phénomènes qui surviennent sur l’articulation au cours de l’arthrose vous pouvez aller consulter la rubrique :

L’arthrose, définitions

 

Ainsi ces maladies peuvent être responsables d’une arthrose diffuse touchant des articulations épargnées par l’arthrose primitive (poignets, coudes, épaules, chevilles). C’est également le cas pour d’autres maladies de surcharge : hémochromatose, maladie de Wilson,…

 

La maladie de paget et les chondrodysplasie.

 

 

Les traumatismes articulaires

Une fracture articulaire, luxation ou lésion tendineuse peut entraîner de l’arthrose.

Les micro-traumatismes

Des lésions microscopiques dues à une sollicitation trop importante peuvent traumatiser certaines articulations et mener dans certaines conditions à l’apparition d’arthrose.

 

C’est le cas non seulement dans certaines professions où les sujets sont soumis à des vibrations mécaniques et des chocs répètés (utilisateurs de marteau piqueur, conducteur d’engin de chantier), mais aussi lorsque l’on est amené à faire des gestes répétitifs tels les opérateurs de saisie informatique ou les pianistes.

 

 

Les anomalies architecturales de la main

Congénitales ou acquises, les anomalies structurales vont modifier les contraintes mécaniques et favoriser l’apparition d’arthrose secondaire.

 

Il peut s’agir de dysplasie, protusions, subluxations ou les anomalies acquises (fractures) ou les ostéonécroses du poignet.

 

Les maladies inflammatoires destructrices peuvent également modifier certains mécanismes articulaires.