Revue de presse Arthrolink

L'huile de lin pour prévenir l'ostéoporose chez les diabétiques - 17/12/2009

Des chercheurs du Centre national de recherche du Caire (Egypte) ont étudié l'effet de l'huile de lin sur le risque d'ostéoporose en post-ménopause et en cas de diabète en recourant à 70 rats femelles dont 30 ont fait l'objet d'une ovariectomie (OVX) pour simuler l'état post-ménopausique tandis qu'un diabète expérimental était induit chez un certain nombre de rongeurs. Après deux mois de supplémentation en huile de lin, des échantillons d'urine et de sang ont été recueillis et le taux d'insulin-like growth factor 1 (IGF-1) et d'ostéocalcine ont été mesurés. Les experts ont alors observé « que ces deux substances étaient présentes à des niveaux plus élevés chez les sujets OVX et OVX diabétiques, mais nettement plus faible dans le groupe non-diabétique OVX. L'étude a également suggéré le fait que les concentrations d'IGF-1 et d'ostéocalcine pourraient être portées à un niveau normal en ajoutant l'huile de lin à l'alimentation ». Enfin, les niveaux urinaires de désoxypyridinoline, un marqueur spécifique de la résorption osseuse associée à l'ostéoporose, qui étaient accrus dans le groupe diabétique, baissaient lorsque les rats recevaient de l'huile de lin. Les chercheurs estiment aussi que « le diabète pourrait avoir un effet plus prononcé sur la santé osseuse que l'ovariectomie » et que «le diabète pourrait représenter un facteur de risque d'ostéoporose supérieur à la baisse des hormones sexuelles associées à la ménopause chez les femmes post-ménopausées ». Elle suggère cependant « que l'huile de lin, de par sa richesse en oméga-3, serait susceptible d'avoir un effet bénéfique sur la densité minérale osseuse et réduirait les marqueurs associés à l'ostéoporose, ce qui laisse supposer qu'une telle supplémentation alimentaire pourrait être bénéfique pour les femmes diabétiques en réduisant leur risque d'ostéoporose ». Harvi M. et al. Impact of feeding flaxseed oil on delaying the development of osteoporosis in ovariectomized diabetic rats. Int. J. Food Safety, Nutrition and Public Health, 2009, 2, 189-201

Les TMS explosent et ça ne devrait pas s'arranger ! - 17/12/2009

Il paraît difficile d'éviter que les troubles musculo-squelettiques ne soient la maladie professionnelle du vingt et unième siècle. Si l'incidence de ces tendinites, douleurs cervicales et autres lombalgies est déjà importante, l'avenir ne paraît guère réjouissant. « Une grande part des individus en âge de travailler en France sont ou seront directement affectés par des TMS au cours des prochaines années, ce qui aura des répercussions sociales et économiques conséquentes pour les individus et leur famille », prédit sombrement un rapport réalisé par un bureau d'étude européen. Aussi semble-t-il urgent de changer les modes de pensée pour permettre aux victimes de ces traumatismes de conserver une activité professionnelle. Le professeur Bruno Fautrel, rhumatologue à la Pitié-Salpêtrière (Paris) déplore en effet : « Les médecins du travail et les cliniciens envisagent les limitations dues à la maladie (invalidité, mise en retraite anticipée, etc) alors qu'il faudrait se recentrer sur les capacités de la personne » estime-t-il.

 

Entorses du genou : il faut fixer des recommandations strictes (mais souples) - 17/12/2009

La fréquentation croissante des pistes de ski a eu quelques répercussions fâcheuses : l'augmentation des entorses de genou. On estime que ces accidents sont dans la moitié des cas liés aux mauvais réglages des skis. De fait, les fixations ne seraient pas correctement ajustées pour 80 % des skieurs : elles sont soit trop lâches, ce qui entraîne des déchaussements trop fréquents et potentiellement dangereux, soit trop serrées ce qui empêche la désolidarisation du ski en cas de chute. Face à cette situation, l'Association des médecins de montagne ne peut que répéter ses recommandations en la matière : le réglage des fixations doit être adapté à chaque skieur et vérifié lors de chaque séjour. L'attention devrait en outre être accrue en cas d'utilisation de skis paraboliques, qui favorisent l'immobilité du genou. Soulignons que ces accidents touchent plus souvent les femmes, bien qu'elles soient minoritaires sur les pistes.

Coup de froid sur les articulations - 10/12/2009

Si les personnes sujettes aux douleurs articulaires redoutent l'arrivée de l'hiver, plus que tout un chacun, c'est que cette période s'accompagne souvent pour eux d'une recrudescence de leurs maux. Le professeur Jean Roudier, rhumatologue hospitalier à Marseille le confirme : « Plus la température baisse, plus le risque de problèmes tendineux et articulaires est élevé ». Suivre certains conseils permet cependant de se prémunir de la morsure du froid. Ainsi, pour éviter que les douleurs articulaires ne viennent couronner leurs efforts, les sportifs veilleront à s'habiller chaudement en cas d'activités extérieures. Les patients souffrant d'arthrose trouveront pour leur part de grands bénéfices à s'immerger : « La natation dans une eau chaude a un effet immédiat sur les douleurs » affirme le professeur Roudier.

 

Exercices de gymnastique pour malade du travail - 04/12/2009

Pratiquer la gymnastique volontaire permet de reprendre une activité physique régulière, notamment quand on souffre de lombalgie, première cause d'arrêt maladie en France. L'idéal est de s'exercer quotidiennement, le soir après le bureau. Pour ceux qui sont devant un écran d'ordinateur plusieurs heures d'affilée ou qui déplacent des charges lourdes au travail, il est conseillé de se muscler le dos et de bien s'étirer. En cas de mouvement répétitif, il faut veiller à relâcher les tensions du dos. Enfin, les travailleurs qui sont contraints à rester debout et à piétiner sur place sollicitent beaucoup les muscles postérieurs du dos. Comme dans les situations précédentes, il existe pour eux des exercices spécifiques et ciblés de gymnastique volontaire. Dans leur cas, il est conseillé de se mettre en position à 4 pattes, rentrer le ventre en soufflant et en arrondissant la colonne. Puis il faut revenir au dos plat, glisser les bras vers l'avant le plus loin possible en s'asseyant sur les talons.

La réglementation de l'ostéopathie loin d'être parfaite - 04/12/2009

Après des années de vide juridique, des décrets d'application adoptés en mars 2007 ont contribué à la réglementation de la pratique de l'ostéopathie, discipline de plus en plus plébiscitée par les Français, notamment pour répondre aux lombalgies et autres douleurs articulaires. Cette régularisation n'a cependant pas satisfait toutes les espérances. Les représentants de la profession pointent notamment du doigt le grand nombre d'écoles agréées (quarante et une, contre une vingtaine aux Etats-Unis et six en Grande-Bretagne). Ils regrettent par ailleurs que « contrairement à son objectif, la réglementation n'a pas amélioré les conditions d'accès à l'ostéopathie pour les patients, toujours contraints de recourir au bouche à oreille pour trouver un bon professionnel » remarque Philippe Sterlingot, président du Syndicat français des ostéopathes.

Une douleur chronique pour un Français sur deux - 04/12/2009

Plus d'un Français sur deux souffrira à un moment de sa vie d'une douleur chronique. Contrairement à la douleur aiguë qui se compte en heures ou en jours, la douleur chronique persiste au-delà de trois mois, omniprésente pour certains, avec des fluctuations et des pics pour d'autres. Parmi les causes de douleurs chroniques les plus fréquentes, le mal de dos arrive en tête, suivi des céphalées comme la migraine ou les céphalées chroniques quotidiennes. Le docteur Boccard, spécialiste de la douleur, explique aussi que « la moitié des patients qui viennent consulter dans un centre anti-douleur souffrent de douleurs post chirurgicales, causées involontairement par le chirurgien. Des tissus lésés pendant l'opération engendrent des douleurs qui peuvent facilement devenir chroniques ». La fibromyalgie, l'algo neuro dystrophie (qui survient à la suite d'un simple petit traumatisme tel qu'une entorse), les douleurs rhumatismales et celles liées à des pathologies plus lourdes comme le cancer sont d'autres causes fréquentes de douleur chronique.

 

Bouger contre l'arthrose - 26/11/2009

Non seulement la sédentarité est un facteur aggravant de l'arthrose, mais il est également fréquemment rappelé que l'activité physique est bénéfique face à cette pathologie. C'est ce que souligne notamment le docteur Jean-François Souchon, rhumatologue à Aix-les-Bains. « L'activité physique permet de renforcer et d'assouplir les tendons et les muscles qui soutiennent les articulations et la colonne afin de les rendre plus mobiles et moins douloureuses ». Cependant, la douleur liée à l'arthrose conduit le plus souvent les patients à l'inactivité, si bien que tout nouveau geste se révèle plus difficile encore. C'est pour répondre à cette situation que les Thermes Nationaux ont mis au point le programme « Mieux Bouger » qui allie cures thermales, activités physiques et des conseils santé. L'ensemble de ce dispositif est destiné à réapprendre aux patients à maîtriser son corps et à bouger.

Le chikungunya a bon dos - 26/11/2009

L'une des particularités des infections par le virus du chikungunya serait la persistance de douleurs articulaires de longs mois après la survenue de la maladie. Une étude réalisée du 14 avril au 15 mai par la Direction réunionnaise des affaires sanitaires et sociales (DRASS) et la Cellule interrégionale d'épidémiologie (CIRE) fait la lumière sur ce phénomène. L'enquête a été menée auprès de 273 patients ayant consulté 36 médecins libéraux entre le 14 avril et le 15 mai. Parmi ces malades, 53 % ont été infectés par le virus du chikungunya lors de l'épidémie observée il y a trois ans sur l'île de la Réunion. Il est apparu que 62 % de ces malades présentent des douleurs articulaires persistantes, alors que pour l'ensemble des patients étudiés de tels maux n'ont été rapportés que dans 33,3 % des cas. Cependant, le chikungunya pourrait ne pas être seul en cause. En effet, si l'on s'intéresse au poids (IMC au dessus de 25 ans), à l'âge (supérieur à 48 ans) et aux antécédents de dorsalgies, on observe que le chikungunya n'est alors plus un facteur associé aux douleurs articulaires persistantes !

Vive le tai-chi ! - 26/11/2009

D'aucuns veulent croire aux bienfaits de la médecine chinoise sur certaines pathologies douloureuses courantes, telle l'arthrose. D'autres préfèrent s'en remettre aux arts martiaux chinois. Ainsi, les adeptes du tai-chi auraient la chance de voir leurs douleurs liées à l'arthrose significativement s'atténuer. C'est tout du moins ce que tente de démontrer une étude réalisée par l'équipe du docteur Wang, de l'école de médecine de l'université de Tufts, près de Boston. Leurs travaux ont consisté à comparer les résultats obtenus par deux groupes de patients atteints de gonarthrose : le premier suivait deux séances hebdomadaires d'une heure de tai chi, tandis que le second bénéficiait d'un programme basé sur la nutrition et le stretching. Résultat : au bout de douze semaines, le groupe initié à l'art martial chinois connaissait une diminution importante de ses douleurs par rapport à l'autre équipe.