Revue de presse Arthrolink

Café et ostéoporose - 08/10/2009

Contrairement à une idée reçue, le café ne fait pas des os plus solides. Cette boisson serait même responsable d'une fuite de calcium et d'une diminution de la densité osseuse qui expose au risque d'ostéoporose. Des chercheurs américains ont suivi 96 femmes âgées de 71 ans et constaté que celles qui consommaient plus de 300 mg de caféine (soit environ trois tasses) par jour présentaient une perte osseuse plus importante trois ans plus tard que les femmes qui ne boivent pas de café. L'étude révèle aussi que « seraient particulièrement menacées les femmes qui portent une mutation sur un gène qui code pour un récepteur de la vitamine D ».

Le lait réhabilité - 08/10/2009

A la suite d'une récente campagne anti-lait, des voix se sont élevées dans la communauté scientifique pour réhabiliter cet aliment. La presse s'en fait écho et les articles vantant les bénéfices du lait pour la santé se multiplient. Ils insistent surtout sur la richesse du lait en calcium (1 250 mg de calcium pour 1 litre), sa bonne combinaison avec le phosphore et sa facilité d'assimilation. La consommation de lait et de produits laitiers par les enfants et adolescents est primordial : « en effet, des études scientifiques ont prouvé que les réserves calciques osseuses devaient être constituées avant 30 ans pour limiter les risques d'ostéoporose ».

Mode et maux de dos - 01/10/2009

A l'université de Loyola, à Chicago, on étudie très sérieusement les effets sur la santé du port des accessoires féminins ! Le sac à main type fourre-tout est ainsi pointé du doigt. Si les femmes ont adopté des sacs larges en bandoulières pour des questions de mode ou de praticité, elles l'ont fait au préjudice de leur dos et de leur cou. Le Dr Shazia Khan, principale auteur de l'étude, leur recommande ainsi d'éviter de porter des sacs de plus de 4,5 kilos, de choisir de préférence des petits modèles pour ne pas être tentée de « les bourrer », et de privilégier les sacs à dos qui permettent de répartir le poids sur l'ensemble du dos et des épaules. Autre accessoire sur la sellette : les talons hauts qui provoquent des douleurs aux pieds, au dos, aux chevilles et aux genoux. Le Dr Kahn recommande des modèles plus plats, dans lesquels les orteils peuvent bouger. L'idéal est « de les acheter en fin de journée, quand le pied est gonflé naturellement ».

Ostéoporose : un nouvel outil de gestion - 01/10/2009

Lors de la 31ème réunion annuelle de la Société américaine pour la recherche minérale et osseuse, des experts ont présenté les résultats de l'enquête d'opinion réalisée par l'institut allemand GfK pour le compte de la Fondation internationale contre l'ostéoporose (OIF). Menée auprès de 844 femmes de plus de 55 ans souffrant d'ostéoporose post ménopausique et de 837 médecins généralistes et spécialistes du traitement de l'ostéoporose, elle montre que le corps médical sous-estime les inquiétudes des patients au sujet de la maladie, notamment leur peur d'avoir une fracture. En réponse à ces craintes, l'OIF lance un nouveau concept baptisé OsteoLink. Concrètement, il s'agit d'une communauté basée sur un programme de constitution de réseau visant à créer une meilleure communication autour de la gestion de l'ostéoporose. Grâce à près de 200 sociétés nationales à travers l'Europe et l'Australie, l'IOF soutiendra le développement d'outils de communication écrits et en ligne, de contenu Web interactif et d'une plate-forme d'engagement de courriel pour améliorer la communication autour de l'ostéoporose. Le contenu du programme OsteoLink sera élaboré en 2010 « par un comité scientifique constitué d'experts en communication et en constitution de réseau, de membres de l'IOF et de sociétés nationales, de médecins et de personnes atteintes d'ostéoporose elles-mêmes ».

Un mécanisme de variation de la masse osseuse mieux compris - 01/10/2009

Des chercheurs de l'Université Columbia, dont les travaux sont publiés dans la revue Cell, ont découvert un circuit cérébral, mettant en jeu la leptine et la sérotonine, qui favorise simultanément l'appétit et l'augmentation de la masse osseuse. Lorsque ce circuit est activé chez des souris, leur appétit augmente, elles mangent davantage, prennent du poids et leur masse osseuse augmente. A l'inverse, quand il est inactif, elles perdent du poids et leur masse osseuse diminue. Les chercheurs ont également découvert que la leptine n'agissait pas dans l'hypothalamus comme on le croyait, mais « dans le tronc cérébral où elle intervient sur la sérotonine, un neurotransmetteur (agissant aussi comme une hormone) qui intervient dans l'appétit, l'humeur et la dépression ». Ceci expliquerait notamment pourquoi les sujets obèses sont moins souvent atteints d'ostéoporose : « bien que les personnes obèses produisent des niveaux élevés de leptine, elles sont résistantes à ses signaux et elles se trouvent dans un état de fausse carence en leptine, ce qui augmente la sérotonine, l'appétit et la masse osseuse ».

« Le cartable a bon dos » - 01/10/2009

Les experts s'accordent à dire que les cartables ne devraient pas dépasser 10 % du poids des écoliers. Mais les sacs trop lourds ne sont pas les seuls éléments à incriminer. D'autres contribuent aussi au mal de dos chez l'enfant. Une récente étude norvégienne a d'ailleurs montré que c'est la perception du poids du cartable plus que sa masse réelle qui serait en cause. Aucune association entre la douleur rapportée par les élèves et le poids de leurs sacs n'a été mise en lumière, mais les souffrances « étaient plus fortement associées à des facteurs psychosomatiques : symptômes généraux de fatigue, d'indifférence, de migraines associées au stress, ou d'insatisfaction scolaire ». Même constatation pour une étude menée dans 184 écoles par des chercheurs de l'Université du Michigan : le mal de dos était plus souvent lié à l'âge, au poids et à l'inactivité des écoliers. Les cartables causaient tout au plus une « simple gêne temporaire ».

Lombalgies : comment continuer à travailler ? - 01/10/2009

La Caisse régionale d'assurance maladie d'Alsace Moselle a lancé un projet de prévention des lombalgies qui représentent la première cause d'invalidité au travail chez les moins de 45 ans. Depuis 1999, elles comptent parmi les maladies professionnelles les plus fréquentes. Ce sont le port de charges lourdes et l'exposition aux vibrations qui sont le plus souvent incriminés dans leur apparition. Selon une enquête européenne de 2005, 25 % des salariés se plaignent de maux de dos. En Alsace-Moselle, les lombalgies sont à l'origine de 36,3 % de l'ensemble des accidents du travail et représentent 3 500 accidents du travail par an. A terme, les douleurs peuvent devenir chroniques et entraîner la perte de l'emploi. Les experts estiment ainsi que lorsque la durée d'un arrêt maladie est supérieure à six mois, le salarié n'a que 50 % de chance de reprendre son travail. Responsable du projet lombalgie à l'Institut national de recherche et sécurité pour la prévention des accidents du travail et des maladies professionnelles, le Dr Jean-Pierre Meyer note l'augmentation des durées d'arrêt « de 25 jours en moyenne dans les années 70 » à « 50 voire 53 jours aujourd'hui. »

Douleur de la hanche, ce peut être un rhumatisme inflammatoire - 24/09/2009

Une douleur de la hanche peut avoir différentes origines en dehors d'un contexte traumatique. Un rhumatisme inflammatoire peut faire partie des causes possibles. La polyarthrite rhumatoïde ou la spondylarthrite ankylosante peuvent toucher la hanche comme d'autres articulations. Dans ce cas une rééducation et un traitement médicamenteux permettent de mieux soulager les patients, « mais il arrive que la seule solution soit la mise en place d'une prothèse de hanche ».

La course à pied, bénéfique contre l'arthrose et l'ostéoporose - 24/09/2009

La course à pied est un sport simple à pratiquer, accessible à tous et offrant de nombreux avantages pour la santé. Contre l'arthrose, son action est purement mécanique : « le fait de courir renforce les muscles et les os, et améliore aussi la lubrification des articulations ». La course à pied prévient également le risque d'ostéoporose. En effet, « courir aide les os à se régénérer. Ils sont donc plus forts, plus résistants, ce qui contribue à retarder l'apparition de l'ostéoporose ».

 

Le yoga pour soulager la lombalgie - 24/09/2009

Une étude américaine menée auprès de 90 sujets traités pour des douleurs lombaires chroniques montre que la pratique de certaines postures de yoga soulage la lombalgie, réduit l'incapacité physique et la dépression qui y sont associées. Pour cet essai, les chercheurs ont choisi une méthode qui insiste sur l'alignement des membres et de la colonne vertébrale, le yoga Iyengar. Une trentaine de postures yogiques spécifiques ont été spécialement sélectionnées pour le traitement de la lombalgie. Les volontaires ont été divisés en deux groupes. Les premiers devaient participer à 2 séances de yoga hebdomadaires de 90 minutes chacune et devaient, les autres jours, s'adonner quotidiennement aux pratiques enseignées à raison de 30 minutes par jour. Les seconds (groupe témoin) devaient simplement poursuivre leurs traitements habituels. Au bout de six mois, les patients qui pratiquaient le yoga ont rapporté de meilleurs résultats quant à la réduction de la douleur, une baisse de l'ordre de 12 % à 29 % de l'incapacité physique et moins de symptômes dépressifs que le groupe témoin. En outre, aucun effet indésirable associé à la pratique du yoga n'a été déploré au cours de l'essai et le taux d'abandon a été très faible.