Revue de presse Arthrolink

Troubles musculo-squelettiques : ça ne s'arrange pas avec le temps ! - 05/11/2009

Que sont devenus les salariés vivant dans les Pays de la Loire, chez lesquels avaient été diagnostiqués entre 2002 et 2004 un trouble musculo-squelettique (TMS) au niveau de l'épaule ? Leur situation semble dans la grande majorité des cas ne pas s'être améliorée. C'est ce que révèle une récente étude publiée par l'Institut nationale de veille sanitaire (InVS). En effet, aujourd'hui, parmi les patients toujours en activité (80 %), 64 % indiquent n'avoir connu aucune évolution positive de leurs symptômes. Par ailleurs, les recours aux soins restent fréquents : près de la moitié des sujets avait consulté au cours des douze derniers mois un praticien pour évoquer leurs douleurs et 30 % ont bénéficié d'un traitement par kinésithérapie. Par ailleurs, les auteurs de l'étude semblent regretter : « Ces résultats () montrent que la fréquence des symptômes musculo-squelettiques reste élevée parmi les actifs et que la majorité des salariés reste exposée à des contraintes physiques élevées ». En effet, 70 % des salariés touchés n'ont connu aucune modification de leur poste de travail.

Des adolescentes soucieuses de leur ossature - 29/10/2009

Comment faire prendre conscience aux jeunes de l'importance d'avoir des os solides ? Le capital osseux n'est pas que génétique : il se construit dès l'enfance par des apports suffisants de calcium et de protéines et la pratique régulière de l'exercice physique. Une étude menée chez plus de 700 adolescentes texanes a identifié ce qui conduit les jeunes filles à se préoccuper de leur ossature. Les adolescentes qui vont acquérir la meilleure qualité osseuse sont celles qui connaissent la teneur en calcium des aliments et consomment volontairement des produits riches en calcium. De plus, elles s'adonnent régulièrement à une activité sportive et en attendent des résultats. Enfin, l'entourage joue un rôle important dans la prise de bonnes habitudes : parents mais aussi amies qui pratiquent les mêmes activités qu'elles, notamment des sports d'équipe.

Les bracelets ne font pas de miracle - 29/10/2009

Des chercheurs des Université de York, de Hull et de Durham ainsi que du National Health Service (NHS) britannique ont évalué les effets des bracelets magnétiques et de cuivre, couramment utilisés comme thérapie alternative contre les troubles musculosquelettiques chroniques et les rhumatismes inflammatoires. Leur étude a porté sur 45 personnes de plus de 50 ans et conclu à l'inefficacité de cette méthode. Les participants ont porté pendant 16 semaines, dans un ordre déterminé au hasard, un bracelet magnétique, de cuivre ou un bracelet placebo. Résultats : l'effet des bracelets magnétiques et de cuivre sur la douleur, la raideur et le fonctionnement physique était le même que l'effet du bracelet placebo. S'ils n'avaient aucun impact sur la maladie, ces bracelets n'occasionnaient toutefois pas d'effets dommageables pour la santé.

 

Recommandations pour protéger le dos des enfants - 29/10/2009

Le dos doit être ménagé dès le plus jeune âge. Pour cela, les parents sont tenus d'encourager leur progéniture à prendre de bonnes habitudes. Inutile de répéter « tiens-toi droit » à longueur de journée, si cette recommandation n'est pas clairement expliquée à l'enfant. Les petits ont du mal à se repérer dans l'espace : une solution est de les prendre en photo pour leur montrer la façon dont ils se tiennent ou de se placer avec eux de profil devant une glace pour leur indiquer la position à adopter. Leur fournir du mobilier adapté à leur taille est un élément important (sièges réglables, repose-pied, bonne hauteur de bureau). Enfin, il faut surveiller la manière dont ils portent leur cartable. Idéalement à roulettes (si la classe ne se situe pas à l'étage) ou sac à dos, il doit être adapté à la taille de l'enfant et de poids modéré. Sur le dos, le cartable doit être bien placé, avec une bretelle sur chaque épaule (« pas question de porter son sac à dos sur une seule épaule ! »). L'enfant peut placer les deux mains sur les bretelles pour répartir son poids sur l'ensemble du corps, comme le font les randonneurs ou, pourquoi pas, le porter en position ventrale.

Arthrose du genou : la cure thermale diminuerait la douleur pour 50 % des patients - 22/10/2009

Une étude réalisée sur 460 patients dans trois stations thermales françaises, baptisée Thermarthrose, prouve que la cure thermale diminuerait de 50 % la douleur des patients souffrant de gonarthrose. Cette amélioration serait visible jusqu'à neuf mois après cette cure. La cure thermale s'est révélée être plus efficace que les traitements habituels contre la gonarthrose : analgésiques anti-inflammatoires, médications d'action lente, infiltrations articulaires, visco-supplémentation, soins physiques. L'étude financée par l'Association française pour la recherche thermale (Afreth) a été publiée dans la revue britannique Annals of rheumatic diseases. L'arthrose représente la principale indication de cure thermale: elle concerne environ un curiste sur deux, soit 250 000 patients chaque année.

 

Des exercices contre la lombalgie - 22/10/2009

Un énième ouvrage sur le mal de dos ? « Leçons pour votre dos, soulager, assouplir, renforcer », publié chez Flammarion, a ceci d'original qu'il associe le texte à l'image, grâce au supplément DVD. Des exercices sont proposés pour soulager spécifiquement les régions qui posent problème : comme le « dos crawlé » sur la terre ferme pour « réveiller les muscles du haut du dos et des épaules » ; le « double menton » pour « relâcher les tensions cervicales » ou encore le « dos de chat/dos de chien » pour « prendre conscience de la mobilité lombaire ». La vidéo permet de montrer clairement le mouvement à effectuer. L'ouvrage présente aussi les bonnes postures à adopter au quotidien pour prévenir la lombalgie dans des situations précises comme la conduite, le repassage et même le lavage de dents !

Efficacité de cure thermale pour soulager la gonarthrose - 15/10/2009

Une étude menée par l'Association française pour la recherche thermale sur 460 patients répartis dans trois stations montre que la cure thermale réduit, dans 50 % des cas, les douleurs causées par la gonarthrose. Les résultats se maintiennent jusqu'à neuf mois après le traitement. L'arthrose est la principale indication de cure thermale. Quand cette maladie affecte les genoux, elle constitue la première cause d'incapacité fonctionnelle chronique.

Les bienfaits des cures thermales reconnus - 15/10/2009

Une étude réalisée par l'Association française pour la recherche thermale (Afreth) sur le « service médical rendu » des cures thermales vient de montrer les bénéfices des cures thermales en ce qui concerne l'arthrose du genou. Menée pendant quatre ans dans trois villes thermales (Dax, Aix-les-Bains et Ballaruc) sur 462 patients volontaires, l'enquête Thermarthrose prouve que leurs douleurs de gonarthrose s'estompent plus vite et plus durablement grâce aux cures, par comparaison avec les traitements médicamenteux traditionnels. Ces résultats positifs ont été observés à trois, six et neuf mois. Les médecins chargés du suivi ont pu constater que l'état clinique des patients s'était amélioré à 54,40 % chez les curistes, contre 30,90 % chez les non-curistes. On attend désormais pour 2010 et 2011 les résultats d'une étude évaluant l'efficacité des cures thermales sur la surcharge pondérale et sur la phlébologie.

 

Chikungunya : premiers pas vers l'immunisation et liens avec la polyarthrite rhumatoïde - 15/10/2009

Des chercheurs de l'Institut Pasteur et de l'Inserm, en partenariat avec le Laboratoire Français du Fractionnement et des Biotechnologies (LFB), sont parvenus à traiter et à prévenir chez des souris une infection due au virus du chikungunya. Cette découverte ouvre la voie, selon eux, à « la mise au point rapide d'un premier traitement spécifique contre l'infection ». Pour leurs recherches, les scientifiques ont utilisé le plasma sanguin de quelques 600 patients réunionnais ayant développé la maladie. Une fois purifiés, les anticorps restés présents dans le plasma ont pu bloquer l'infection de cellules inoculées in vitro en laboratoire. Les animaux infectés par le virus ont été guéris et aucune des souris ayant reçu ces anticorps n'a développé la maladie après administration du virus. Rappelons que le chikungunya est une maladie virale transmise par des moustiques, provoquant fièvre et douleurs articulaires. Classiquement, une polyarthrite aiguë fébrile de début brutal survient après un délai d'incubation de 2 à 10 jours. Elle concerne principalement les poignets et les chevilles, mais aussi les genoux, les articulations des mains et des pieds. Elle touche plus rarement les hanches ou les épaules. Outre les fortes douleurs articulaires, d'authentiques arthrites inflammatoires ont pu être observées, responsables d'une impotence fonctionnelle majeure. Enfin, la polyarthrite peut persister dans 10 à 20 % des cas et l'apparition d'une authentique polyarthrite rhumatoïde est possible, ce qui soulève à nouveau la question du rôle de l'infection virale dans le déclenchement de la polyarthrite rhumatoïde.

 

Les apports en vitamine D dans le monde - 08/10/2009

La vitamine D qui favorise l'absorption du calcium joue un rôle essentiel dans la croissance et la lutte contre l'ostéoporose. Les besoins individuels en vitamine D varient en fonction du degré d'exposition au soleil et de la pigmentation de la peau. Théoriquement, ils sont nuls si l'exposition du corps au soleil est suffisante. L'évolution des modes de vie dans certains pays du Sud est à l'origine de nouveaux cas de carences en vitamine D : le fait de travailler de moins en moins dehors mais enfermé dans un bureau ou, dans certaines régions du monde, l'interdiction faite aux femmes de sortir de chez elles impliquent de graves conséquences sur la santé et un risque accru d'ostéoporose.