Revue de presse Arthrolink

Une alimentation riche en protéines préserve la masse osseuse - 14/04/2011

Une opinion répandue veut qu'une consommation importante de protéines animales augmente la résorption osseuse et donc, à terme, le risque de fracture. Les protéines augmenteraient la charge acide métabolique à cause de leur richesse en acides aminés soufrés, ce qui aurait pour effet d'activer les ostéoclastes. En réalité, il semble que le PH plasmatique varie trop peu pour activer la résorption osseuse par stimulation des ostéoclastes. Par ailleurs, de nombreuses études tendent à prouver qu'un apport élevé de protéines favorise une bonne masse osseuse et musculaire. Chez les femmes âgées, par exemple, après 5 années de suivi, une consommation de protéines de plus de 87 g/j est corrélée à une minéralisation osseuse plus importante que pour un apport modéré (66-87 g/j) ou bas (<66 g/j). Le niveau de la consommation protidique aurait d'autant plus d'impact que l'apport de calcium serait faible. Une alimentation riche en protéines serait favorable à la synthèse d'IGF-1, faciliterait l'absorption intestinale du calcium, diminuerait la sécrétion de parathormone et augmenterait la masse musculaire, autant d'éléments favorables au bon état du squelette.

 

Ostéoporose et risque de parodontite - 07/04/2011

Une étude conduite auprès de 56 femmes ménopausées chez lesquelles a été diagnostiquée une prédisposition à l'ostéoporose, montre que ce profil de patientes devrait maintenir une bonne hygiène dentaire et consulter leur dentiste plus souvent pour prévenir la parodontite. À partir de l'âge de la ménopause, la présence d'un biofilm dentaire accroît la formation de plaque dentaire. Ce biofilm provoquerait davantage d'inflammation lorsque la densité osseuse est faible, accentuant ainsi la prolifération de la plaque dentaire. Les auteurs de l'étude recommandent que les femmes ménopausées présentant un risque accru de parodontite subissent un détartrage très régulier, jusqu'à quatre fois par an si nécessaire.

 

Soulager son dos en douceur - 07/04/2011

La reprise rapide d'une activité physique est encouragée en cas de lombalgie car elle favorise la récupération. Le Dr Patrick Gepner, rhumatologue et auteur de J'ai mal au dos aux éditions First explique qu'il faut privilégier des disciplines qui permettent à la fois de « renforcer ce qui est 'mou' - abdominaux, dorsaux et quadriceps » et « d'étirer ce qui est 'dur', qui tire sur l'articulation, notamment l'arrière des cuisses, souvent rétracté à cause de la sédentarité ». La gymnastique Mézières, mise au point dans les années 1950 par un kinésithérapeute, répond précisément à ces deux nécessités. Les activités dites « portées » (vélo, sports aquatiques) sont recommandées en cas d'arthrose, mais « revers de la médaille : le travail en apesanteur ne prévient pas l'ostéoporose, qui a besoin de contacts (marche, course...) ».

 

A la recherche des gènes de l'ostéoporose - 07/04/2011

Des chercheurs de l'université de Grenade ont découvert des combinaisons de gènes en rapport avec l'ostéoporose de la hanche chez les femmes post-ménopausées. Pour mener à bien ce travail, l'équipe a réalisé une étude auprès de 2 000 patientes ménopausées se présentant aux consultations gynécologiques de cinq cliniques espagnoles. Ils ont pris en compte dans leurs recherches les facteurs de risque connus pour l'ostéoporose de la hanche, ainsi que d'autres moins étudiés, comme le régime méditerranéen. Toutes les participantes ont fait l'objet d'une analyse du sang pour la détermination des facteurs génétiques, et d'une densitométrie afin d'étudier la densité minérale osseuse de la colonne vertébrale et de la hanche. Les résultats tendent à montrer que certaines combinaisons de gènes favorisent l'ostéoporose de la hanche mais les chercheurs conseillent de ne pas tirer de conclusions hâtives.

 

Les postures à adopter au travail contre le mal de dos - 31/03/2011

Au travail, nombreuses sont les situations susceptibles de provoquer ou d'aggraver le mal de dos. Devant l'ordinateur, en position assise, on a souvent tendance « à se pencher en avant, ce qui tire sur les vertèbres lombaires ». La bonne posture à adopter est de garder le dos bien droit, les deux pieds calés au sol ou sur un repose-pieds. Pour positionner correctement son bassin, il est conseillé de s'asseoir sur un petit coussin de façon à relever légèrement les fesses par rapport aux genoux. On doit également éviter l'enraidissement en s'étirant deux ou trois fois par heure. Lorsqu'on travaille debout, il n'est pas rare d'être victime de lombalgies. L'idéal est de disposer d'un appui fessier pour soutenir le dos à intervalles réguliers. Selon une étude de l'Institut national de recherche et de sécurité effectuée auprès de 800 salariés de l'industrie, 15 % de ceux qui disposaient d'un appui fessier se plaignaient de douleurs lombaires, contre 40 % chez ceux qui avaient un siège et 25 % chez ceux qui travaillaient debout sans soutien.

 

Ostéoporose : le traitement prévient également les risques de cancer du côlon - 31/03/2011

Le site WebMd rapporte que les médicaments prescrits contre l'ostéoporose chez les femmes ménopausées, les bisphosphonates, font double emploi et permettent de diminuer de plus de moitié les risques de cancer du côlon chez les femmes. L'an dernier, deux études parues dans le Journal of Clinical Oncology avaient déjà établi que ces molécules contre la destruction osseuse réduisaient de 30 % les risques de développer un cancer du sein.

 

La poupée à allaiter contre l'ostéoporose ! - 31/03/2011

On connaissait les poupées qui pleurent, sucent leur pouce ou font pipi Voici venue la poupée qu'on allaite ! Pour pouvoir nourrir ce poupon baptisé « The Breast Milk Baby », les petites filles doivent se munir d'un vêtement spécial comportant des autocollants en forme de fleurs sur la poitrine. En collant la bouche de leur poupée à ces autocollants, elles jouent ainsi à allaiter ! Si les fonctions de ce nouveau jouet prêtent déjà à la discussion, l'argumentaire de vente de la marque espagnole « Berjuan Toys » a de quoi choquer bien davantage. Sous le slogan « a lesson for life », la campagne de promotion de cette poupée indique que « les petites filles ont besoin d'apprendre à allaiter. L'allaitement n'est pas seulement une pratique merveilleuse pour la santé du bébé. Les femmes qui allaitent retrouvent plus facilement leur silhouette d'avant grossesse et ont moins de risque de développer un cancer du sein ou de l'ostéoporose. The Breast Milk Baby aide donc les mères et les enfants à profiter de la vie, en économisant du temps et de l'argent en visite chez le médecin. »

 

Des légumes contre l'ostéoporose - 24/03/2011

Pour lutter contre l'ostéoporose, il est bien connu que les produits laitiers sont des aliments de choix. Mais on oublie souvent de miser sur les légumes qui sont également une excellente source de calcium, assimilable par l'organisme à 70 % (contre 30 % dans le cas des produits laitiers). Rappelons que de récentes recherches menées par le « United States Department of Agriculture » ont montré que la fragilité excessive du squelette pourrait être combattue par d'autres nutriments que le calcium et la vitamine D. Le magnésium, le potassium ou la vitamine C ont ainsi un rôle déterminant dans la prévention de l'ostéoporose. Là encore, c'est une alimentation variée en fruits et légumes qui permettra un apport de ces nutriments en quantités suffisantes.

 

Arthrose : les bénéfices de la nutrithérapie et de la phytothérapie - 24/03/2011

La prise de certains compléments alimentaires peut être bénéfique pour lutter contre les douleurs et la progression de l'arthrose. La chondroïtine sulfate et la glucosamine permettent de reconstruire à long terme le cartilage, à condition de prendre des doses validées comme efficaces, à savoir respectivement 1 200 mg et 1 500 mg par jour. Le Dr Eric Lorrain, président de l'Institut européen des substances végétales, indique que « l'action de ces substances est reconnue, mais leur prix peut varier du simple au double d'une pharmacie à l'autre. Il faut donc être vigilant et ne pas hésiter à faire jouer la concurrence ! ». Il existe également des anti-inflammatoires végétaux, comme l'harpagophyton (ou Harpagophytum). Si cette substance est moins active qu'un anti-inflammatoire non stéroïdien, elle a toutefois l'avantage de permettre d'en diminuer la consommation. Mais, « cette plante vit à l'état sauvage dans le désert du Kalahari (Afrique australe). C'est donc une ressource difficile, et nous lui préférons désormais la scrofulaire, une plante du pourtour méditerranéen, elle aussi anti-inflammatoire », explique le Dr Lorrain.

 

Le sel au coeur des débats du 6e congrès Goût nutrition santé - 24/03/2011

Les 22 et 23 mars, au 6e congrès Goût nutrition santé de Dijon, les comportements alimentaires modernes seront passés en revue par les experts. Plaisir, dépendance et gestion du stress sont des mécanismes fortement liés à l'alimentation dans les sociétés occidentales « d'abondance ». Les potentiels addictifs du sucre et du sel seront ainsi étudiés. Cette question relève de l'enjeu de santé publique. Les maladies cardiovasculaires et rénales sont directement impactées par la diminution des teneurs en sel dans les aliments. Une nourriture moins salée a également des effets positifs sur le risque d'ostéoporose ou de cancer de l'estomac.