Revue de presse Arthrolink

Prévenir et soulager les douleurs cervicales - 18/09/2009

Pour prévenir les douleurs cervicales, il est recommandé de pratiquer une activité physique régulière, la sédentarité étant « l'ennemi numéro 1 de notre cou ». Ces mouvements doivent être réalisés sans empressement, avec la plus grandeur prudence. Tous les jours, six rotations lentes de la tête dans un sens puis dans l'autre permettent d'assouplir les cervicales. Il est normal d'entendre des petits craquements pendant l'exercice. En revanche, « toute douleur, même extrêmement faible, ne l'est pas ». Pour soulager ces douleurs, on peut se masser la nuque, de préférence le soir avant de se coucher, avec « une préparation à base de camphre, une huile de massage ou une huile essentielle de lavande ou de géranium ». Appliquer une source de chaleur (bouillotte, chaufferette, lampes à infrarouges, bain ou douche chaude, gant de toilette humide, etc.) sur la zone sensible calme également la douleur, détend les muscles et réduit la raideur articulaire. Enfin, on veillera à ces quelques conseils pratiques : opter pour un oreiller qui épouse bien la courbure cervicale, idéalement un oreiller ergonomique, éviter de dormir sur le ventre, ne pas porter de talons trop hauts, ne pas téléphoner en calant le combiné entre l'épaule et l'oreille, ne pas rester des heures devant l'ordinateur, faire attention aux courants d'air et, enfin, bannir les sports qui mettent les cervicales à rude épreuve, comme la brasse non coulée, la gymnastique au sol, le judo, la lutte gréco-romaine et l'haltérophilie.

Le mal de dos : principale cause de douleur chez les Français - 18/09/2009

Selon un sondage paru dans Santé magazine, plus d'un Français sur trois déclare souffrir de douleurs aiguës ou chroniques. Parmi eux, 60,6 % se plaignent d'un mal de dos, 47,9 % de douleurs articulaires, 17,3 % de migraines et 11,7 % déclarent avoir mal au ventre ; 84,7 % de ces personnes qui souffrent affirment avoir consulté pour apaiser ces douleurs. Pour les soulager, 42,3 % utilisent des anti-inflammatoires, 29,1 % un antalgique de niveau 1, 15,9 % la kinésithérapie, 11,7 % l'aspirine, 7,2 % ont recours à l'ostéopathie, 2,8 % à l'acupuncture et 0,6 % à l'hypnose (0,6). Seuls 41,6 % s'estiment « soulagés » et 32,9 % « assez bien soulagés ».

Le traitement de l'ostéoporose sur la piste du saumon - 18/09/2009

Des recherches sur le saumon ont permis de découvrir que la calcitonine de source marine est une hormone beaucoup plus puissante que celle sécrétée chez l'homme et qu'elle permet de lutter contre l'ostéoporose. Des chercheurs ont récemment mis au point un vaporisateur nasal contenant de la calcitonine de saumon. Des études cliniques ont démontré que la vaporisation réduisait efficacement la perte osseuse et diminuait le risque de fracture spinale. Son principal effet secondaire est l'irritation nasale.

Les promesses de la régénération tissulaire en cardiologie - 18/09/2009

Réunis à Limoges du 25 au 29 août pour un congrès international consacré à la régénération tissulaire, des chercheurs et des cliniciens du monde entier doivent faire le point sur ce que sera cette « discipline du troisième millénaire ». L'essor actuel de la médecine régénératrice est notamment dû à la mise en évidence de cellules souches, y compris chez l'adulte (ce qui élimine les problèmes éthiques liés à l'utilisation des cellules souches embryonnaires), qui peuvent participer à la régénération des organes. En cardiologie, la recherche sur la régénération des tissus fait naître l'espoir de pouvoir traiter un muscle cardiaque nécrosé ou des vaisseaux sanguins endommagés à la suite d'un infarctus.

Quels types de bandages en cas de gonarthrose ? - 18/09/2009

Outre les anti-inflammatoires et antalgiques communément prescrits, les douleurs de la gonarthrose peuvent être soulagées par le port de genouillères ou de bandages élastiques. Une étude menée sur 68 patients souffrant d'arthrose du genou a récemment permis de comparer les effets de différents types de bandages. Pendant deux périodes consécutives de 15 jours, les participants ont porté des bandages classiques puis des bandages plus lâches ou inversement. Les chercheurs ont été surpris de constater que le bandage classique n'avait eu aucun impact positif sur la douleur et sur l'équilibre statique de l'articulation, a contrario du bandage relâché qui a apporté un réel bénéfice aux dires des patients. L'effet obtenu par ces bandages est double : non seulement, ils diminuent la douleur par augmentation de la chaleur locale, mais ils stabilisent également l'articulation de façon à la maintenir dans la bonne position au cours des mouvements. Si ces équipements constituent un traitement d'appoint dans la prise en charge de l'arthrose du genou, ils ne doivent pas faire oublier les exercices physiques réguliers. En effet, « la pratique de la marche est généralement préconisée en dehors des périodes de poussée de la maladie ».

 

Comment différencier l'arthrose de l'arthrite ? - 18/09/2009

Pour différencier l'arthrose de l'arthrite, il suffit de décrire les douleurs ressenties dans les articulations. On peut ainsi très simplement savoir de quelle affection on souffre. L'arthrose correspond à une usure mécanique de l'articulation. La douleur est donc ressentie lors des mouvements et en position debout ou assise prolongée. Atténuée le matin, elle a tendance à s'intensifier au fil de la journée. Enfin, les articulations les plus fréquemment touchées par l'arthrose sont celles de la hanche, du genou et de la colonne vertébrale. L'arthrite est une inflammation de l'articulation provoquant un gonflement, une rougeur et un échauffement. Les souffrances qu'elle inflige ont « la particularité d'être permanentes, même la nuit. Pire, elle réveille au cours de la deuxième partie de la nuit ». La douleur est maximale le matin. Et les articulations le plus souvent atteintes par l'arthrite sont celles du poignet, des pieds et parfois les vertèbres.

 

La rééducation dans l'eau - 18/09/2009

Les personnes souffrant de douleurs chroniques et post-opératoires qui rendent impossibles les manipulations et les massages de rééducation classique peuvent désormais bénéficier de séances de kinésithérapie aquatique ou d'ateliers hydro-massants. A Granville, dans la Manche, ce programme est proposé en piscine. Parce qu'ils sont en apesanteur dans l'eau, les curistes qui n'ont pas le droit à l'appui peuvent marcher sans « contraindre » les fractures des membres inférieurs. Dans un contexte de rééducation où les patients n'ont pas suffisamment de muscles et d'équilibre, ils retrouvent en balnéothérapie une fonction locomotrice qui leur est impossible habituellement. De plus, l'eau a un effet sédatif et rassurant.

La rentabilité des cures thermales - 10/09/2009

Le poids des cures thermales dans les dépenses de santé incite certains politiques, à l'instar député UMP du Bas-Rhin, Yves Bur, à demander leur déremboursement. Une étude menée par deux chercheurs de l'université Victor-Segalen Bordeaux 2, le professeur Nicolas Moore, directeur du département de pharmacologie, et le docteur Christian Toussaint, prouve désormais scientifiquement la rentabilité financière des cures thermales. En se basant sur les données de la Caisse Nationale d'Assurance Maladie, ils ont étudié la consommation de médicaments de quelques 1 860 patients, six mois avant et après la cure. Ils ont ainsi pu constater que les bénéficiaires de soins thermaux consultaient moins souvent leur médecin généraliste et réduisaient leurs traitements après un séjour, contrairement au groupe témoin qui avait recours à plus de médicaments. La différence serait de l'ordre de 25 euros par patient sur six mois : « au regard des 350 000 curistes en rhumatologie en France, l'économie pourrait être de près de 20 millions d'euros par an » a estimé le Dr Christian Toussaint. Les deux chercheurs ont par ailleurs mené pendant sept ans une étude sur 392 patients souffrant d'arthrose au genou et également conclu à l'efficacité des cures thermales sur cette pathologie.

Une meilleure prise en charge de l'arthrose - 10/09/2009

L'arthrose concerne environ 17 % des Français, soit 9 à 10 millions de personnes. La prévalence de la gonarthrose est approximativement de 10 % chez les patients âgés de 45 à 65 ans et celle de la coxarthrose symptomatique de 8 % chez les patients âgés de plus de 65 ans. Longtemps l'arthrose n'a pas été considérée comme une maladie à part entière, mais comme un processus naturel de vieillissement des articulations et la recherche de thérapeutiques efficaces contre l'arthrose a pâti de ce point de vue. Aujourd'hui les patients arthrosiques bénéficient de plus d'attention. Des recommandations ont été élaborées pour soulager les patients et améliorer leur qualité de vie, tout en limitant la progression de la maladie. La prise en charge se veut à la fois globale et personnalisée : elle associe des mesures pharmacologiques (antalgiques, anti-arthrosiques, injections intra-articulaires, gels ou compresses anti-inflammatoires) et des mesures non-pharmacologiques (éducation du patient, semelles, cannes, kinésithérapie, perte de poids) afin d'éviter ou de retarder l'intervention chirurgicale. La perte de poids est également encouragée pour lutter contre l'arthrose du genou : une perte de 5 kilos sur 10 ans divise de moitié le risque de gonarthrose en réduisant l'inflammation et la charge articulaire. La rééducation fonctionnelle avec un kinésithérapeute et l'éducation thérapeutique du patient (ETP) font également partie des mesures préconisées.

Fibromyalgie : un diagnostic plus sûr - 10/09/2009

La fibromyalgie touche 2 à 3 % de la population. Ces malades, des femmes dans 80 % des cas, représentent à eux seuls 10 % des consultations en rhumatologie ou en traitement de la douleur. Syndrome douloureux diffus, la fibromyalgie a été longtemps très difficile à diagnostiquer, « multipliant les examens, mais aussi les traitements inutiles ». Il faut dire que le diagnostic n'était posé qu'après élimination des autres maladies proches comme les rhumatismes inflammatoires, l'hypothyroïdie, la sclérose en plaques ou le syndrome de fatigue chronique. Aujourd'hui, deux critères permettent d'identifier la pathologie : des douleurs musculo-squelettiques diffuses depuis plus de trois mois et une douleur à la palpation au niveau d'au moins 11 points sur 18. Les pressions exercées sur ces points peuvent être réalisées à l'aide d'un appareil ou simplement avec le doigt. La douleur est déclenchée lorsque le médecin exerce une pression modérée (qui blanchit l'ongle), indolore chez un patient sain.