Revue de presse Arthrolink

Coca-Cola : des risques pour la santé et le squelette ? - 10/05/2012

Le Coca-Cola est-il un breuvage dangereux pour la santé ? La mort par crise cardiaque en février 2010 d'une Australienne accro à la célèbre boisson gazeuse (elle en buvait huit à dix litres par jour) a relancé le débat. Le mois dernier, la compagnie Coca-Cola a dû revoir sa recette après les attaques d'une association américaine de défense des consommateurs pointant du doigt la nocivité d'un des composants de la boisson, le 4-methylimidazole, considéré comme potentiellement cancérigène. On ne compte plus les études inquiétantes consacrées au Coca-Cola. Des chercheurs danois ont établi fin 2010 que l'aspartame, utilisé dans les variantes light de la marque, augmentait en moyenne de 38 % le risque de naissance prématurée chez les femmes enceintes. La même année, une étude italienne menée sur des souris a conclu à une hausse du risque de cancers du foie et du poumon induite par la consommation de ce soda. Enfin, une étude parue en octobre 2006 dans l'American journal of clinical nutrition a suggéré un lien entre consommation régulière de Coca-Cola et le risque d'ostéoporose chez les femmes âgées.

Les cartables, à l'origine de douleurs dorsales chez l'enfant - 10/05/2012

Des chercheurs de l'université de Santiago de Compostela en Espagne ont suivi 1 403 enfants âgés de 12 à 17 ans, qu'ils ont mesurés et pesés avec et sans sac à dos. Leurs conclusions sont publiées ce mois-ci dans la revue scientifique Archives of Disease in Chilhood. L'étude a révélé que le poids excessif des cartables (61 % des élèves porteraient des sacs à dos trop lourds) était une des causes majeures d'apparition des douleurs dorsales, les autres facteurs de risque étant le faible tonus musculaire et le mode de vie sédentaire. Le trouble le plus fréquemment diagnostiqué est la scoliose, qui concerne 70 % des pathologies du dos chez l'enfant. Autre constat : les filles ont un risque plus élevé de douleurs dorsales que les garçons. Les auteurs de l'étude conseillent aux parents de veiller à ce que le poids du cartable n'excède pas 10 % du poids corporel de l'enfant.

L'arthrose, une maladie ancestrale - 10/05/2012

L'arthrose existe depuis 130 millions d'années chez les mammifères. Un fossile de caudipteryx, une espèce de dinosaures de la famille des oviraptorosaures a récemment été découvert et diagnostiqué comme atteint de cette maladie. Il s'agit du cas de dégénérescence des os est le plus ancien. L'arthrose était suffisamment avancée sur le mammifère pour être encore visible sur son fossile vieux de plusieurs centaines de millions d'années.

Où trouver du calcium ? - 10/05/2012

À partir de 55 ans, les femmes doivent absorber environ 1 200 mg de calcium par jour pour entretenir leur capital osseux. En dehors des produits laitiers, le calcium est relativement rare dans l'alimentation. Elle en apporte en moyenne 400 à 500 mg par jour, principalement fournis par les légumes (30 à 150 mg/100 g) et l'eau de boisson. On trouve également cet oligo-élément dans le chocolat (60 à 202 mg/100 g), les fruits secs et séchés (50 à 250 mg). Il est donc utile de miser, en complément, sur des eaux minérales riches en calcium. C'est le cas de l'Hépar (58 mg pour 100g) et de la Contrex (47 mg/100 g). À raison d'un litre bu chaque jour, une femme peut ainsi enrichir son régime alimentaire d'environ 500 mg de calcium supplémentaire et ainsi facilement combler ses besoins quotidiens.

 

Ostéoporose : une nouvelle cible pour un traitement ? - 10/05/2012

Des chercheurs de l'Université de Delaware ont identifié une protéine, l'endogline, qui régule la création de cellules osseuses. La protéine est également une cible clé probable pour empêcher les cellules adipeuses de se former. Située à la surface d'une cellule souche, l'endogline détermine si la cellule deviendra une cellule adipeuse ou une cellule osseuse. D'après le Dr Reese, responsable de ces travaux, en réduisant la quantité d'endogline à la surface cellulaire, les cellules se transformant en cellules osseuses augmenteraient, contribuant à un renforcement des os et à une protection contre l'ostéoporose. Les chercheurs souhaitent à présent déterminer la voie de signalisation de la protéine afin de trouver le moyen de la bloquer.

Analyse de la douleur chronique : ça bouge ! - 10/05/2012

Souffrir est un bien pauvre mot pour décrire la diversité des douleurs, des intensités, des sensations qui peuvent étreindre un patient atteint d'une maladie chronique, telle que la polyarthrite rhumatoïde ou la spondylarthrite ankylosante. Or, cette diversité n'est pas toujours clairement décrite par les patients et pas toujours parfaitement appréhendée par les praticiens. Mieux circonscrire et évaluer la douleur représente donc toujours un enjeu majeur dans la prise en charge des maladies chroniques. Les travaux du laboratoire de mesure et d'analyse du mouvement (LMAM) de l'Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL) publiés récemment dans la revue Plos Medicine pourraient permettre dans ce domaine de franchir une étape décisive. S'intéressant plus précisément à l'impact de la douleur sur la mobilité, les chercheurs du LMAM ont mis au point un outil qui doit permettre aux praticiens de disposer de données objectives et précises sur les souffrances des patients et sur leur évolution.

Des moyens détournés pour traiter la douleur - 10/05/2012

La lutte contre la douleur est devenue un élément essentiel de la prise en charge des maladies comme l'arthrose, l'arthrite, l'ostéoporose, les lombalgies ou les sciatiques. « Aujourd'hui, l'évaluation, en différenciant les catégories de douleurs, offre aux médecins des possibilités parfois inédites mais plus efficaces et mieux ciblées de prescription ». Certains antiépileptiques sont ainsi désormais utilisés avec succès pour traiter les douleurs neuropathiques. « Les antidépresseurs, dont on connaît l'action dans la transmission des influx douloureux, sont aussi utilisés en dehors de leurs effets de première intention sur l'humeur ou l'anxiété ». Enfin, les thérapeutiques locales comme les infiltrations, les applications de patch ou d'emplâtre anesthésique ou anti-inflammatoire sont toujours d'actualité et peuvent même être détournées de leur indication pour traiter les douleurs neuropathiques périphériques.

La saison thermale est ouverte - 10/05/2012

D'aucuns attendent avec impatience les premières neiges pour s'élancer sur les pistes, d'autres se languissent des rayons du soleil pour s'égayer dans les vagues, les derniers enfin ont coché d'une croix blanche dans leur calendrier le début du mois de mars. Ceux-là sont des aficionados, par goût ou par nécessité, des cures thermales. C'est de mars à septembre en effet que se déroule la saison thermale, comme en a témoigné ces derniers jours la réouverture de plusieurs stations, dont celle de Barbotan (Gers). Septième station thermale française, Barbotan fait également figure de leader dans le domaine du thermalisme médicalisé. Les patients atteints de polyarthrite rhumatoïde ou de spondylarthrite ankylosante sont d'ailleurs nombreux à apprécier les soins spécifiques à leur pathologie proposés par les centres de Cazaubon-Barbotan.

Faire craquer les doigts ne donne pas d'arthrite - 10/05/2012

Un allergologue californien du nom de Donald Unger s'est demandé si faire craquer les doigts pouvait donner de l'arthrite. « Pendant cinquante ans, l'auteur a fait craquer les articulations des doigts de sa main gauche au moins deux fois par jour, en ne touchant pas à celles de sa main droite afin qu'elle serve de contrôle ». Il estime que ses articulations de la main gauche ont craqué « au moins 36 500 fois », alors que celles de droite « n'ont craqué que rarement et de manière spontanée ». Bilan après 50 ans : le chercheur cobaye n'est guère touché par l'arthrite et n'a noté aucune différence entre ses deux mains. Un article paru dans le Journal of American Board of Family Medicine confirme ces résultats. L'étude qui a porté sur plus de 200 personnes âgées montre que celles qui se faisaient régulièrement craquer les articulations n'étaient pas plus victimes d'arthrite que les autres.

Dans la peau d'une personne âgée - 27/02/2012

Au dernier Salon des services à la personne qui s'est tenu à la Porte de Versailles le mois dernier, les visiteurs étaient invités à tester un simulateur de vieillesse. Cet appareil, destiné à sensibiliser aux difficultés rencontrées par les personnes âgées, reproduit des maladies telles que la cataracte, le glaucome, la surdité ou encore l'arthrose. Pour se mettre dans la peau des personnes souffrant d'arthrose, les testeurs enfilent des prothèses sur les mains, les avant-bras et les jambes. Leur motricité est subitement diminuée, chaque geste devient lent et pénible. Le simulateur de vieillissement s'adresse en particulier aux personnels des maisons de retraite ou d'hôpitaux gériatriques pour « leur permettre de mieux comprendre certains comportements » explique Jean-Paul Lechien, président de l'Ipad (institut de prévention des accidents domestiques).