Revue de presse Arthrolink

« Capturez la fracture » - 10/05/2012

Lors du congrès européen sur l'ostéoporose et l'arthrose qui s'est tenu à Bordeaux du 21 au 24 mars, la Fondation Internationale contre l'Ostéoporose (International Osteoporosis Foundation IOF) a lancé sa plateforme «Capturez la fracture» destinée aux coordinateurs des modèles de soins post-fractures. On sait qu'un patient qui a souffert d'une première fracture présente deux fois plus de risques d'en subir une seconde dans les années suivantes. Malgré ce risque élevé, la majorité des patients concernés ne font pas l'objet d'un dépistage ni d'un traitement pour l'ostéoporose. La campagne mondiale «Capturez la fracture» vise à faciliter la mise en oeuvre de modèles de soins multidisciplinaires, fondés sur les coordinateurs de santé, dans le but de prévenir les fractures subséquentes. «Dans presque tous les pays, il existe un sérieux ˝déficit en soins˝ après une fracture. Nous sommes convaincus que les modèles de soins multidisciplinaires, basés sur les coordinateurs, représentent la seule stratégie suffisamment efficace pour améliorer directement les soins apportés aux patients et réduire ainsi l'escalade des dépenses de santé liées aux fractures », a précisé Judy Stenmark, directrice de l'IOF.

De simples gestes pour soulager l'arthrose - 10/05/2012

Certains gestes peuvent contribuer à atténuer les douleurs rhumatismales, sans risque d'effets secondaires. Appliquée sur l'articulation douloureuse, la chaleur est source de soulagement, tandis que le froid est efficace en cas d'inflammation d'une articulation. Les oméga-3 ont également des propriétés anti-inflammatoires : pour soulager une arthrose, il est donc conseillé de recourir à des compléments alimentaires ou d'avoir une alimentation riche en poissons, huile de colza, graines de lin et autres fruits oléagineux.

Des complications oculaires avec un traitement de l'ostéoporose - 10/05/2012

Les médicaments de la famille des bisphosphonates sont de plus en plus prescrits pour prévenir l'ostéoporose et réduire le risque de fractures liées à l'âge. On sait que ces molécules ne seraient pas dénuées de complications, comme l'inflammation de l'uvée et la sclérite. « Cet effet indésirable est bien connu. Il est répertorié dans le résumé des caractéristiques produits, qui est le résumé de l'autorisation de mise sur le marché », précise Catherine Deguines, responsable de l'unité de médicaments en rhumatologie de l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé. Une étude épidémiologique menée auprès de 934 147 personnes s'étant rendues chez un ophtalmologue entre 2000 et 2007 en Colombie-Britannique en évalue la première fois la fréquence. Publiée dans le Canadian Medical Association Journal (CMAJ), elle estime l'incidence des uvéites à 29/10.000 années-personnes chez les utilisateurs de biphosphonates et celle des sclérites à 63/10 000 années-personnes (contre 20/10 000 pour l'uvéite et de 36/10 000 pour la sclérite chez les personnes non traitées par biphosphonates). «Autrement dit, il faut traiter 1 100 patients pour qu'une uvéite apparaisse. Pour la sclérite, c'est 370 patients qui doivent être traités. Mais ce nombre me paraît surestimé », nuance le Pr Bernard Bannwarth, rhumatologue au CHU de Bordeaux. Si ces inflammations ne sont pas bénignes, « les effets indésirables ophtalmiques apparaissent tôt après le début du traitement et se terminent vite dès lors qu'il est arrêté», précise le Pr François Chast, chef du service pharmacologie-toxicologie de l'Hôtel-Dieu à Paris. Il n'est pas utile de mettre en place des mesures de surveillance particulières. «Mais un patient sous bisphosphonate dont l'oeil est rouge et douloureux doit consulter un médecin», indique le Pr Chast.

Des bio-marqueurs potentiels pour l'arthrose - 10/05/2012

Des chercheurs canadiens et américains de l'Université de Toronto, de l'Université de Guelph et de l'Hôpital Henry Ford ont identifié deux molécules susceptibles d'être utilisées comme marqueurs pour mesurer les dommages du cartilage en cas d'arthrose. Lors de la conférence annuelle de l'Orthopaedic Research Society à San Francisco, ils ont déclaré que la concentration dans le sang de ces deux molécules, appelées « non-coding RNA AS », était associée aux dommages modérés du cartilage chez 30 patients ayant subi un an auparavant une chirurgie reconstructive liée à une blessure du ligament croisé antérieur.

L'hôpital de jour sous un nouveau jour - 10/05/2012

Les journées de consultation ou les séances en hôpital de jour sont souvent redoutées par les patients atteints de maladie chronique. Perte de temps, parcours difficilement lisible, prise de rendez-vous complexe et fermeture estivale sont autant d'écueils à contourner. La donne tend cependant à changer à la faveur de la mise en place dans de nombreux établissements de centres spécifiques. Ainsi, l'hôpital Edouard Herriot vient-il d'inaugurer sa « Clinique de médecine ambulatoire », centre de consultations et d'hôpital de jour dédié à dix spécialités dont la rhumatologie. Cette nouvelle organisation offre aux patients une plus grande praticité : désormais en une même journée, ils peuvent bénéficier de plusieurs consultations, sans changer de box. Par ailleurs, la plage des rendez-vous a été élargie, s'étendant de 7h30 à 19h et l'été ne sera pas synonyme de fermeture. Cette clinique de médecine ambulatoire a en outre pour mission l'éducation thérapeutique des patients. Déjà quatre programmes ont été lancés dont l'un concerne la polyarthrite rhumatoïde.

Les cartables, à l'origine de douleurs dorsales chez l'enfant - 10/05/2012

Des chercheurs de l'université de Santiago de Compostela en Espagne ont suivi 1 403 enfants âgés de 12 à 17 ans, qu'ils ont mesurés et pesés avec et sans sac à dos. Leurs conclusions sont publiées ce mois-ci dans la revue scientifique Archives of Disease in Chilhood. L'étude a révélé que le poids excessif des cartables (61 % des élèves porteraient des sacs à dos trop lourds) était une des causes majeures d'apparition des douleurs dorsales, les autres facteurs de risque étant le faible tonus musculaire et le mode de vie sédentaire. Le trouble le plus fréquemment diagnostiqué est la scoliose, qui concerne 70 % des pathologies du dos chez l'enfant. Autre constat : les filles ont un risque plus élevé de douleurs dorsales que les garçons. Les auteurs de l'étude conseillent aux parents de veiller à ce que le poids du cartable n'excède pas 10 % du poids corporel de l'enfant.

Où trouver du calcium ? - 10/05/2012

À partir de 55 ans, les femmes doivent absorber environ 1 200 mg de calcium par jour pour entretenir leur capital osseux. En dehors des produits laitiers, le calcium est relativement rare dans l'alimentation. Elle en apporte en moyenne 400 à 500 mg par jour, principalement fournis par les légumes (30 à 150 mg/100 g) et l'eau de boisson. On trouve également cet oligo-élément dans le chocolat (60 à 202 mg/100 g), les fruits secs et séchés (50 à 250 mg). Il est donc utile de miser, en complément, sur des eaux minérales riches en calcium. C'est le cas de l'Hépar (58 mg pour 100g) et de la Contrex (47 mg/100 g). À raison d'un litre bu chaque jour, une femme peut ainsi enrichir son régime alimentaire d'environ 500 mg de calcium supplémentaire et ainsi facilement combler ses besoins quotidiens.

Analyse de la douleur chronique : ça bouge ! - 10/05/2012

Souffrir est un bien pauvre mot pour décrire la diversité des douleurs, des intensités, des sensations qui peuvent étreindre un patient atteint d'une maladie chronique, telle que la polyarthrite rhumatoïde ou la spondylarthrite ankylosante. Or, cette diversité n'est pas toujours clairement décrite par les patients et pas toujours parfaitement appréhendée par les praticiens. Mieux circonscrire et évaluer la douleur représente donc toujours un enjeu majeur dans la prise en charge des maladies chroniques. Les travaux du laboratoire de mesure et d'analyse du mouvement (LMAM) de l'Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL) publiés récemment dans la revue Plos Medicine pourraient permettre dans ce domaine de franchir une étape décisive. S'intéressant plus précisément à l'impact de la douleur sur la mobilité, les chercheurs du LMAM ont mis au point un outil qui doit permettre aux praticiens de disposer de données objectives et précises sur les souffrances des patients et sur leur évolution.

La saison thermale est ouverte - 10/05/2012

D'aucuns attendent avec impatience les premières neiges pour s'élancer sur les pistes, d'autres se languissent des rayons du soleil pour s'égayer dans les vagues, les derniers enfin ont coché d'une croix blanche dans leur calendrier le début du mois de mars. Ceux-là sont des aficionados, par goût ou par nécessité, des cures thermales. C'est de mars à septembre en effet que se déroule la saison thermale, comme en a témoigné ces derniers jours la réouverture de plusieurs stations, dont celle de Barbotan (Gers). Septième station thermale française, Barbotan fait également figure de leader dans le domaine du thermalisme médicalisé. Les patients atteints de polyarthrite rhumatoïde ou de spondylarthrite ankylosante sont d'ailleurs nombreux à apprécier les soins spécifiques à leur pathologie proposés par les centres de Cazaubon-Barbotan.

Dans la peau d'une personne âgée - 27/02/2012

Au dernier Salon des services à la personne qui s'est tenu à la Porte de Versailles le mois dernier, les visiteurs étaient invités à tester un simulateur de vieillesse. Cet appareil, destiné à sensibiliser aux difficultés rencontrées par les personnes âgées, reproduit des maladies telles que la cataracte, le glaucome, la surdité ou encore l'arthrose. Pour se mettre dans la peau des personnes souffrant d'arthrose, les testeurs enfilent des prothèses sur les mains, les avant-bras et les jambes. Leur motricité est subitement diminuée, chaque geste devient lent et pénible. Le simulateur de vieillissement s'adresse en particulier aux personnels des maisons de retraite ou d'hôpitaux gériatriques pour « leur permettre de mieux comprendre certains comportements » explique Jean-Paul Lechien, président de l'Ipad (institut de prévention des accidents domestiques).