Revue de presse Arthrolink

Douleurs au genou : une douleur « typique » passé 50 ans - 27/02/2012

D'après une étude britannique publiée dans l'édition en ligne d'Arthritis & Rheumatism, la revue de l'American College of Rheumatology (ACR), 63 % des femmes âgées de 50 ans et plus déclarent un incident ou une douleur au genou intermittente ou persistante. Cette étude ayant porté sur plus de 1 000 femmes âgées de 44 à 57 ans, représentatives de la population féminine en termes de poids, de taille et de tabagisme, est la première étude à suivre les douleurs du genou en utilisant des critères d'évaluation multiples sur une période de 12 ans. Les données ont permis de classer les participants en quatre groupes selon la douleur : asymptomatique, persistante, avec incidents ou intermittente. Les chercheurs de l'Université d'Oxford ont démontré qu'un IMC plus élevé prédit un risque élevé de douleur persistante et d'épisodes douloureux. D'après les résultats, l'arthrose radiographique est un prédicteur de douleur persistante et des blessures au genou sont un facteur prédictif de douleur persistante ou intermittente.

La fragilité osseuse en questions - 27/02/2012

En analysant les échanges entre internautes sur 44 blogs et 208 forums, des chercheurs français ont constaté que les femmes souffrant d'ostéoporose étaient généralement soucieuses de leurs apports nutritifs, en calcium notamment, mais qu'elles ne faisaient pas souvent le lien entre leur pathologie osseuse et les risques de chutes et de fractures. L'étude présentée au dernier congrès de la Société française de rhumatologie (SFR) a été l'occasion d'alerter les médecins sur cette méconnaissance et de les inciter à mieux informer leurs patientes sur la prévention des fractures qui peuvent, comme on le sait, avoir des conséquences très graves (perte d'autonomie, mortalité).

Le mal de dos chronique chez la femme - 27/02/2012

Les femmes sont les plus exposées aux douleurs chroniques dorsales. A cela plusieurs raisons, comme l'explique le Pr Maigne, rhumatologue à l'Hôtel Dieu, « Leur musculature est plus faible que celle des hommes au niveau du cou. De plus, elles sont souvent soumises à un stress important du fait de leur double journée et ont tendance à contracter leurs muscles des épaules. Enfin, leur colonne est sans doute un peu plus fragile que celles des hommes ». Lorsqu'une douleur de dos s'installe, il est essentiel d'en déceler l'origine, surtout après la ménopause. «Après 50 ans, quatre femmes sur dix présenteront une fracture d'ostéoporose avant la fin de leur vie et parmi ces fractures, un tiers seront des fractures vertébrales», rappelle le Pr Orcel, rhumatologue à Lariboisière. Un bilan permet parfois de constater une première fracture vertébrale passée inaperçue. «Une fracture vertébrale est aussi le signe d'une ostéoporose qu'il va falloir prendre en charge pour éviter qu'une seconde fracture ne survienne. En effet, ce risque de récidive est important: de l'ordre de 20 % dans l'année qui suit la première fracture.» note le spécialiste.

Ostéoporose : le mauvais rôle de la sérotonine - 27/02/2012

Des chercheurs de l'Unité mixte de recherche 606 « Os et Articulation » (Inserm/Université Paris Diderot), associés au laboratoire de biochimie de l'hôpital Lariboisière et au laboratoire "Cytokines, hématopoïèse et réponse immune" (CNRS/Université Paris Descartes) de l'hôpital Necker à Paris, ont étudié de près le rôle de la sérotonine dans la dégradation des os. Ils ont découvert que cet effet sur le tissu osseux n'était pas dû à la sérotonine « circulante » mais à une production de sérotonine nouvelle. « Nos travaux montrent que la sérotonine est produite localement dans un site inattendu : le tissu osseux. Elle est synthétisée par les ostéoclastes, ces cellules osseuses en charge de résorber l'os » explique Marie Christine de Vernejoul, chercheur à l'Inserm. Ces résultats publiés dans les PNAS suggèrent que des médicaments modulant les effets de la sérotonine, comme les antidépresseurs ou les antimigraineux, pourraient modifier dans un sens ou dans l'autre l'équilibre délicat entre formation et dégradation des os dans l'organisme.

Fibromyalgie : la marche comme étalon ! - 27/02/2012

La fibromyalgie toucherait en France entre 2 % et 4 % de la population. Les caractéristiques propres à ce syndrome douloureux chronique et diffus compliquent le diagnostic. Pour permettre de quantifier « de façon objective l'intensité de la maladie », l'entreprise Centaure Métrix à Evry vient de mettre au point un test de marche qui utilise un appareil créé en 1995 par l'Institut national de la Recherche agronomique (INRA). Celui-ci a été conçu à l'origine pour mesurer la vitesse de marche. Le test consiste à faire marcher le patient pendant une dizaine de minutes, équipé d'un boîtier fixé autour de la taille. L'appareil mesure la cadence du déplacement, la longueur et la régularité des pas, l'onde de choc et la puissance mécanique du marcheur. « Une diminution de la puissance des mouvements peut nous permettre de mesurer l'intensité de la douleur chronique. C'est ce que l'on appelle la « kinésiophobie ». C'est-à-dire la crainte du mouvement. Les patients souffrent, donc ils ont peur du mouvement et de la douleur qu'il pourrait occasionner. Par conséquent, ils bougent moins. C'est en somme, un cercle vicieux. Grâce à ces données, nous pouvons classer les patients en sous-groupes et ainsi adapter les traitements à chacun » explique le Dr Bernard Auvinet, président Centaure Métrix et rhumatologue à Laval. Le système est d'ores et déjà proposé au Centre de Rééducation du CHU de Grenoble. À terme, il devrait permettre de mieux connaître la fibromyalgie et d'adapter au mieux les traitements.

Que manger pour mieux se prémunir contre l'ostéoporose ? - 27/02/2012

Pour lutter contre la diminution de la masse osseuse et prévenir une fragilité favorisant les fractures, les patients savent généralement qu'ils doivent miser sur des aliments riches en calcium et vitamine D. Mais il leur faut aussi rétablir l'équilibre acido-basique de leur organisme car l'acidité « attaque directement l'os et entraîne la fuite du calcium, magnésium et potassium osseux par les voies urinaires ». Pour cela, il est conseillé de privilégier les fruits et légumes, y compris les agrumes, qui neutralisent les aliments acidifiants et les radicaux libres. Il faut limiter la consommation des fromages à pâte dure (tels que parmesan, gruyère, emmental) qui comptent parmi les aliments les plus acidifiants. On peut également opter pour des eaux minérales très riches en calcium qui permettent de couvrir plus de la moitié des apports journaliers recommandés (800 mg pour un adulte). Pour favoriser l'équilibre acido-basique, les patients peuvent se reporter au PRAL (« Potential Renal Acid Load »), un indice d'acidité et d'alcalinité des aliments. Plus cet indice est négatif, plus l'aliment est « alcalinisant », et meilleur sera son impact sur l'organisme.

Risque accru d'arthrose chez les sportifs de haut niveau - 27/02/2012

Des chercheurs suédois de l'Université de Lund viennent de démontrer que les anciens athlètes présentent un risque d'arthrose nettement supérieur à celui des sportifs amateurs, passé un certain âge. Pour les besoins de cette étude, ils ont suivi 709 anciens sportifs professionnels âgés de 50 à 93 ans dont ils ont comparé les articulations à celles d'un groupe témoin composé de 1 368 hommes du même âge, ayant pratiqué peu d'exercice physique au cours de leur vie. Le risque d'arthrose du genou ou de la hanche s'est avéré supérieur de 85 % parmi les sportifs de haut niveau. « Ces deniers sollicitent à l'excès leurs articulations, et cela de manière répétitive », ont indiqué les auteurs. Les athlètes les plus exposés au risque d'arthrose étaient les footballeurs, handballeurs et hockeyeurs. Chez les sportifs amateurs, les chercheurs n'ont relevé aucun impact de l'activité physique sur le risque d'arthrose.

La prévention de l'ostéoporose au CHR d'Orléans - 27/02/2012

L'institut de Prévention et de Recherche sur l'Ostéoporose du CHR d'Orléans vient d'acquérir un micro-scanner périphérique à haute résolution qui évalue la densité et la microarchitecture osseuse. L'examen ne dure que 10 minutes environ et étudie en détail le radius, os non porteur, et le tibia en tant qu'os soumis aux charges mécaniques. L'appareil est capable de mesurer l'enveloppe de l'os et sa structure interne. En France, seuls cinq grands établissements hospitaliers sont dotés d'un tel équipement. Au CHR d'Orléans, une étude impliquant l'examen par micro-scanner à haute résolution est actuellement menée sur près de 500 femmes ménopausées présentant des prédispositions à l'ostéoporose. Elle devrait permettre de mieux dépister les femmes susceptibles d'être victimes de fractures osseuses et de proposer de nouveaux traitements préventifs.

Premier centre d'évaluation posturale en France - 27/02/2012

Le premier centre d'évaluation posturale français vient d'ouvrir ses portes à Strasbourg. Les patients souffrant du dos, d'arthrose, de hernies discales, de maux de tête ou de fatigue chronique pourront désormais profiter d'un nouvel appareil d'imagerie, baptisé Diers formetric 4 D. Cet équipement, utilisé depuis une quinzaine d'années en Allemagne, permet d'obtenir une analyse optique très précise du corps humain, sans exposer le patient au rayonnement X. Le bilan diagnostic est remboursé par la sécurité sociale et permet d'apporter des améliorations dans les diagnostics et propositions thérapeutiques.

Un traitement pour la rhizarthrose - 27/02/2012

La viscosupplémentation est un traitement efficace pour soulager l'arthrose de la main et la rhizarthrose. Cette technique novatrice consiste à remplacer le liquide synovial déficient, en procédant à des injections intra-articulaires d'acide hyaluronique. Elle permet de diminuer l'activité inflammatoire articulaire, d'atténuer la douleur, de réduire la raideur et contribue à restaurer la mobilité de l'articulation. Le Dr Philippe Kunz, radiologue à Nice, rappelle que « ce traitement génère aujourd'hui des résultats satisfaisants (près de 70 % de réussite sur un an par patient) ». Le Dr Christophe Françon, rhumatologue niçois, préconise trois protocoles successifs pour un traitement plus efficient. Il comprend le port d'attelles le jour pour l'arthrose de la base du pouce et des orthèses nocturnes sur mesure pendant trois mois afin de corriger les déformations angulaires. En cas d'épanchement du liquide synovial et de poussées douloureuses, il préconise d'effectuer des injections intra-articulaires de cortisone en complément. La visco-induction intervient dans une seconde phase, après la pause d'orthèses, à raison de 3 à 5 injections d'acide hyaluronique par semaine selon l'intensité de la douleur.