Revue de presse Arthrolink

Lien entre la morphologie et le risque d'ostéoporose - 09/12/2010

Selon une étude américaine rapportée dans le Telegraph, les femmes qui ont une morphologie de forme dite « pomme » (plus de graisse autour de l'abdomen) sont plus sujettes au risque d'ostéoporose que les femmes ayant la forme « poire » (plus de graisse aux hanches et aux cuisses). Pour arriver à cette conclusion, les chercheurs américains ont suivi 50 femmes ménopausées avec un indice de masse corporelle de plus de 30. Parallèlement à cela, ils ont analysé la répartition de leur graisse et leur densité osseuse. Si les résultats de cette étude sont confirmés, ils pourraient donner des indications intéressantes sur le profil des femmes qui risquent le plus d'être victimes d'ostéoporose.

 

Arthrose : une pratique sportive modérée est recommandée - 09/12/2010

L'équipe du Dr Thomas M Link à l'Université de Californie (San Francisco) s'est penchée sur les disciplines sportives les plus adaptées en cas d'arthrose. Ils ont mesuré les impacts de différentes pratiques physiques chez 132 volontaires, âgés de 45 à 55 ans, présentant des facteurs de risque d'arthrose (surpoids ou antécédents de blessure au genou). Les participants ont été séparés en trois groupes : le premier a été soumis à des exercices très modérés, le second à des séances sportives plus intenses et le dernier a été laissé à sa sédentarité. Résultats : les participants du groupe assigné aux exercices très doux ont présenté le cartilage le plus sain. A contrario, une activité physique intensive a pu nuire aux articulations des membres du second groupe. Les auteurs de l'étude indiquent ainsi que « la pratique intense d'un sport, comme la course à pied ou le tennis, plus d'une heure par jour et au moins 3 fois par semaine est associée à une usure prématurée du cartilage. Le risque d'arthrose est donc alors, augmenté ». Cette étude confirme que des activités comme la natation et la marche font partie des disciplines les plus efficaces pour prévenir l'arthrose.

 

Vibrer contre l'ostéoporose ! - 02/12/2010

Le programme de prévention de l'ostéoporose, baptisé VibrOs, organisera les mercredi 23 et jeudi 31 mars 2011, à l'Université Jean Monnet de Saint-Étienne, deux réunions d'information. Le but est de recruter des volontaires auprès de femmes âgées de 55 à 75 ans. Celles qui seront retenues après une visite de sélection bénéficieront de séances hebdomadaires d'entraînement sur des plateformes vibrantes, pendant 18 mois. Elles seront suivies par Marion Pasqualini, doctorante en biologie et chef de projet de cette étude sur la prévention de l'ostéoporose grâce au « power plate ». L'objectif est de vérifier l'hypothèse selon laquelle des vibrations délivrées au corps entier par des plateaux vibrants pourraient être une approche de prévention (voire de traitement) efficace contre la fragilité osseuse chez des personnes non sportives et polymédicamentées. L'étude a débuté en mai dernier. Les séances ont lieu au centre de santé Filiéris de Tarentaize. Les services « Médecine du sport » et « Rhumatologie » du Centre Hospitalier Universitaire de Saint Etienne et trois laboratoires de l'Université Jean Monnet participent à cette étude.

 

Déremboursement des médicaments en rhumatologie - 02/12/2010

En avril 2010, sur évaluation de la Haute Autorité de Santé HAS, le gouvernement a décidé de réduire de 15 à 35 % le taux de remboursement de 150 médicaments. Le Pr Bernard Avouac, rhumatologue au CHU Henri Mondor de Créteil, s'insurge contre cette mesure qui oblige certains patients à renoncer à des traitements dont ils ont réellement besoin. Officiellement, ce déremboursement découle d'évaluations scientifiques ayant conclu à un service médical rendu « faible » des médicaments en question. Mais « être remboursé à 15 % parce que l'administration considère que l'efficacité d'un médicament n'est pas suffisante, c'est difficile à admettre pour le patient qui est satisfait de son médicament » explique le Pr Avouac. Le sentiment d'injustice est d'autant plus vif que le « reste à charge » n'est plus systématiquement complété par les mutuelles. Certaines d'entre elles vont même jusqu'à recommander de ne plus recourir aux médicaments remboursés à 15 %. Le rhumatologue interpelle sur le fait que « la Mutualité française a publié des documents expliquant comment, dans l'arthrose par exemple, les patients pouvaient se passer des traitements dont le remboursement a diminué ». Et le Pr Arouac de déclarer, sans concession : « Ne changez pas de médicament, changez de mutuelle » !

 

Le Stretching postural® - 25/11/2010

Le Stretching Postural® est une discipline mise au point dans les années 60 par Jean-Pierre Moreau, kinésithérapeute à l'Institut national des sports et entraîneur d'athlètes de haut niveau. Depuis sa disparition en 1988, une association a vu le jour et forme, sur deux ans, de futurs praticiens pouvant utiliser la licence de marque. Le Stretching Postural® est basé sur des étirements et des contractions des muscles posturaux, dits profonds. Il est recommandé en cas de lombalgies, de tensions musculaires, de scolioses, de cyphoses, lordoses et autres déséquilibres posturaux, mais est contre-indiqué en cas d'hernie discale. À l'inverse du stretching dit « californien », ce sont les muscles profonds du dos qui sont sollicités. En pratique, des postures toniques alternent avec des postures de relâchement favorisant à la fois détente et tonicité. Ces étirements sont accompagnés d'un travail spécifique de respiration. Cette méthode, qui se veut progressive et globale, entend développer la conscience des capacités articulaires et musculaires par l'attention donnée aux sensations.

 

Les aliments à haute densité nutritionnelle réduiraient le risque de fracture - 25/11/2010

Une étude publiée par l'American Journal of Clinical Nutrition montre que les femmes âgées ayant mangé beaucoup de fruits et légumes dans leur vie sont moins sujettes au risque de fracture que les autres. L'enquête, conduite par des chercheurs de l'université McGill de Montréal, a porté sur 3 539 femmes ménopausées et 1 649 hommes âgés de 50 ans et plus. Elle s'est penchée sur le lien entre les habitudes diététiques des participants et la fragilité de leur squelette. Les chercheurs se sont concentrés, en particulier, sur la relation entre le risque de fractures osseuses et la « densité nutritionnelle » des aliments consommés. Cet indice calcule la teneur des aliments en minéraux et micronutriments en fonction de leur apport calorique, les fruits et légumes présentant une densité nutritionnelle élevée, à l'inverse des desserts et autres biscuits. Selon les conclusions de l'étude, augmenter de 40 % la part des aliments à forte densité nutritionnelle dans ses apports caloriques journaliers réduirait, chez les femmes, de 14 % le risque de fracture d'un os dans les dix ans qui suivent. Chez les hommes, ces résultats sont moins significatifs.

 

Ostéoporose : l'efficacité d'une nouvelle molécule - 25/11/2010

Au cours du récent congrès sur les maladies osseuses à Toronto l'accent a été mis sur l'intérêt d'un nouvel anticorps monoclonal, capable d'agir sur l'interactivité entre les ostéoclastes et les ostéoblastes, alors que les traitements actuels agissent uniquement sur les ostéoclastes, en réduisant la destruction osseuse. Une grande étude internationale, réalisée sur plus de 7 800 femmes ménopausées et atteintes d'ostéoporose, a montré qu'après trois ans de traitement, le taux de fractures des vertèbres était diminué de 70 % et celui des fractures de hanche de 40 %. Il a pour avantage supplémentaire de pouvoir être administré quelle que soit la fonction rénale et d'être pratiquement sans effet secondaire. Ce nouveau traitement s'administre tous les six mois en injection sous-cutanée. Il est disponible aux Etats-Unis depuis le début de l'année et le sera en France dans quelques mois.

 

Focus sur la rhumatologie - 18/11/2010

Dominique Thibaud, journaliste spécialisée dans le domaine médical, vient de publier, aux éditions Bien-être et santé, un ouvrage intitulé « Les rhumatismes : mieux les connaître pour mieux les soigner ». Construit comme un guide pratique, ce livre se penche sur les principales pathologies, les symptômes révélateurs, les facteurs prédisposant, les traitements actuels et les avancées de la recherche. La journaliste consacre un chapitre particulier aux 2 800 rhumatologues qui exercent en France. Cette spécialité pluridisciplinaire reste souvent dans l'ombre. Pourtant la rhumatologie est une spécificité nationale : dans nul autre pays, la rhumatologie est aussi étendue qu'en France, où le terme de « rhumatismes » désigne toutes les maladies osseuses et articulaires, qu'elles soient dégénératives, inflammatoires ou cancéreuses, tandis qu'ailleurs « le champ d'action des rhumatologues se concentre sur les maladies inflammatoires ou auto-immunes des articulations ». De plus, la rhumatologie française a la particularité d'être exercée en majorité par des praticiens de ville, « ce qui a pour effet de permettre à tout patient souffrant de symptômes touchant l'appareil locomoteur de consulter assez facilement un rhumatologue ».

 

Les chiropraticiens sur le dos des enfants - 18/11/2010

La chiropratique est une discipline qui ne bénéficie pas d'une parfaite reconnaissance en France. Cette situation n'empêche pas les praticiens d'organiser le 13 novembre prochain une journée de sensibilisation aux douleurs dorsales des enfants. Ils affirment vouloir offrir à chaque jeune patient des conseils personnalisés reposant sur un « bilan vertébral » complet. Des recommandations quant aux gestes à éviter, aux aliments à privilégier ou encore aux règles de sommeil à respecter seront rappelées.

Thérapies psychologiques à l'étude contre la fibromyalgie - 18/11/2010

Une équipe de l'Université Wayne State conduit actuellement une étude comparant trois formes de psychothérapie recommandées pour la fibromyalgie : l'approche éducative qui vise à aider à mieux comprendre la maladie, l'approche cognitivo-comportementale qui met l'accent sur l'enseignement de compétences pour gérer la douleur et, enfin, une approche centrée sur la gestion des émotions. L'apparition de la fibromyalgie et son évolution implique des facteurs biologiques et psychologiques, comme les croyances, les émotions et les comportements. On sait que les expériences stressantes de la vie sont particulièrement fréquentes chez les personnes atteintes de fibromyalgie : elles seraient même susceptibles de contribuer au développement de la maladie. Bien que la thérapie cognitivo-comportementale soit l'intervention psychologique la mieux appuyée par la recherche pour les fibromyalgiques, elle n'aiderait qu'environ un tiers des patients. En outre, elle serait moins efficace chez les personnes qui subissent un stress ou des problèmes émotionnels non résolus.