Revue de presse Arthrolink

Les régimes riches en protéines aggravent la perte osseuse à la ménopause - 22/07/2010

Une étude menée à l'Université Purdue (Indiana) aux États-Unis montre que les régimes riches en protéines sont susceptibles d'entraîner une perte de la densité minérale osseuse chez les femmes après la ménopause. Ces régimes sont très populaires actuellement car réputés pour préserver les muscles. Pour connaître leur incidence sur les os, les chercheurs ont analysé les données de deux études d'alimentation contrôlée. A chaque fois, ils ont constaté que les femmes post-ménopausées en surpoids qui consomment des quantités plus élevées de protéines et incluent des viandes maigres dans leur régime perdent de la densité minérale osseuse plus rapidement que les femmes qui misent sur un régime dans lequel les protéines sont d'origine végétarienne. D'après les chercheurs, l'étude met donc en évidence le fait « que la quantité et les sources de protéines sont importantes à considérer lors du choix d'un régime amaigrissant » en particulier « pour un groupe d'âge qui est sensible à l'ostéoporose ».

 

Malnutrition et arthrose - 22/07/2010

Une étude de la Michigan Technological University (MTU) révèle que les élans peuvent souffrir d'une forme d'arthrose similaire à celle des humains, ayant comme origine commune : la malnutrition. L'observation de ces animaux a débuté en 1958 sur un terrain propice à l'étude des comportements de prédation, baptisé « Isle Royale ». Sur cette petite île déserte du Michigan, on ne compte qu'un seul grand prédateur, le loup, et une seule proie, l'élan. En étudiant les ossements de plus de 4000 élans, la plupart tués par des loups ou des hivers rigoureux, les scientifiques ont montré que certaines populations pouvaient souffrir d'arthrose. Cette pathologie est particulièrement invalidante pour l'espèce puisqu'elle diminue leur mobilité et leur capacité de fuite face aux prédateurs. Les chercheurs ont, par ailleurs, prouvé que l'arthose de ces animaux résultait d'une malnutrition au début de la vie, une observation qui vaut également pour les humains.

Arthrose : se soigner par les plantes - 22/07/2010

En complément d'un traitement médicamenteux, la phytothérapie peut améliorer l'arthrose. Deux essais cliniques danois, réalisés en 2004 et 2005, ont prouvé scientifiquement les vertus d'une plante médicinale réputée pour ses propriétés anti-inflammatoires, l'églantier-cynorrhodon. Sa richesse en galactolipide expliquerait ses effets sur l'arthrose. Appelée communément « gratte-cul », la plante se présente sous la forme de tisanes à boire en infusions. L'harpagophytum ou « griffe du diable » est une autre plante médicinale aux effets anti-inflammatoires pouvant être consommée sous forme de poudres ou gélules.

Les troubles musculosquelettiques touchent toujours davantage les salariés de l'industrie et du BTP - 22/07/2010

D'après un récent sondage de l'Agence nationale pour l'amélioration des conditions de travail (Anact), sept salariés sur dix déclarent souffrir d'au moins un trouble musculosquelettique (TMS) lié à leurs conditions de travail. Les salariés du BTP, de l'industrie ou de la distribution sont les plus touchés, en raison d'une activité professionnelle qui impose des gestes répétitifs, des postures inconfortables ou un poste de travail inadapté. Mais l'intensification des rythmes de travail, en flux tendu, et avec le sentiment d'être régulièrement débordé est également à l'origine de la multiplication des TMS. Selon Jean-Baptiste Obéniche, directeur de l'Anact, « aujourd'hui, l'apparition de troubles musculosquelettiques tels que le syndrome du canal carpien ou des maux de dos, est l'une des premières manifestations du stress au travail ». Fait positif : la prévention des risques a progressé ces dernières années. Désormais, la grande majorité des salariés sondés déclarent d'ailleurs bénéficier de mesures de protection de la part de leur entreprise.

 

L'efficacité prouvée du thermalisme de santé - 08/07/2010

Une délégation sénatoriale a récemment visité les thermes de Jonzac, après ceux de Saujon et de Rochefort. Le groupe composé de sept sénateurs est présidé par Jean-Marc Juilhard, sénateur du Puy-de-Dôme. Ce dernier rappelle que les caisses d'assurance-maladie demandent, depuis 2003, que le thermalisme apporte les preuves du service médical rendu. En 2004, a été créée l'Association française pour la recherche thermale (Afreth) qui regroupe les exploitants thermaux et l'association nationale des maires des communes thermales. Son budget d'investissement (1,3 million d'euros) est utilisé pour financer des études dont le Conseil scientifique valide l'intérêt et les qualités scientifiques. Les premières études ont vérifié l'efficacité du thermalisme dans les domaines des troubles d'anxiété généralisée et l'arthrose du genou. Le président du conseil scientifique de l'Afreth, le Pr Christian Roques, indique que « la cure est significativement supérieure aux médications de référence pour soulager les troubles, la douleur et améliorer les capacités fonctionnelles. Et ce, avec un nombre de patients suffisant pour que le résultat statistique ne puisse pas être discuté ». D'autres études sont en cours, notamment sur les périarthrites de l'épaule.

Une étude clinique sur l'ostéoporose à Saint-Etienne - 08/07/2010

Le CHU de Saint-Etienne (service de Rhumatologie), le LBTO (INSERM), le centre de santé FILIERIS ouvrent cet été un lieu de recherche clinique dans le quartier de Tarentaize à Saint-Etienne pour mener une étude clinique sur la prévention non médicamenteuse de l'ostéoporose. Baptisée « VibrOs », l'étude doit évaluer les effets des vibrations délivrées par des plateaux vibrants (Power Plate) sur le squelette et le muscle. Cent vingt femmes âgées de 55 à 75 ans seront incluses dans cette étude qui durera 18 mois. Les séances de vibrations, d'une durée de 20 minutes, auront lieu 3 fois par semaine sous contrôle d'un coach sportif.

Aider à fixer le calcium en cas d'ostéoporose - 08/07/2010

Une femme atteinte d'ostéoporose doit satisfaire par son alimentation quotidienne un apport conseillé en calcium de 1 200 mg, soit l'équivalent de 4 produits laitiers. Pour bien fixer ce calcium, il est recommandé de manger 5 fruits et légumes par jour, de ne pas trop saler et de veiller à ses apports en vitamine D. La plupart des Français, peu exposés au soleil, présentent des carences dans cette vitamine. Pour atteindre l'apport conseillé de 10 microgrammes (soit 400 Unités Internationales), il leur faut manger du poisson gras 2 à 3 fois par semaine, du foie 1 fois par semaine et consommer des laitages enrichis en vitamine D. Toutefois il est inutile de boire des eaux riches en calcium lorsque l'on consomme assez de produits laitiers : ces eaux apportent en effet des sulfates qui accroissent les pertes de calcium urinaires.

 

Les biothérapies en rhumatologie, une bonne affaire ? - 01/07/2010

Le professeur Thierry Schaeverbeke, rhumatologue au CHU de Bordeaux, explique qu'à l'image de ses confrères oncologues, il dispose désormais d'une « symphonie thérapeutique » adaptée aux maladies inflammatoires des articulations : « Nous avons calqué notre attitude sur celle des cancérologues en donnant d'emblée un traitement plus agressif quitte à l'alléger dans un deuxième temps, quand le patient est en rémission » précise-t-il. On doit cette révolution aux biothérapies. Près de 18 % des malades atteints de polyarthrite rhumatoïde (PR) bénéficient de ces traitements de pointe. S'ils coûtent très cher, environ 10 000 euros par an et par patient, l'économiste de la santé Gérard de Pouvourville estime malgré tout que la « révolution médico-économique qui touche les rhumatismes inflammatoires chroniques (RIC) reste une bonne affaire pour la société ». En effet, il s'agit de maladies très invalidantes avec des répercussions sont très lourdes en termes de perte de productivité pour les personnes en âge de travailler.

 

Ostéoporose : une maladie mal identifiée par les femmes - 01/07/2010

Une étude menée par les Hospices civils de Lyon révèle que 74 % des femmes ne connaissent pas les facteurs de risque exposant à l'ostéoporose. Pourtant après 50 ans, une sur deux souffrira d'une fracture liée à cette maladie. Le service de Rhumatologie du CHU Edouard Herriot à Lyon a mené en 2006 une enquête auprès 3 366 femmes de plus de 55 ans. Au total, 27 % d'entre elles ont rapporté un antécédent de fracture par fragilité, 30 % une minceur importante, 36 % des chutes récentes et 20 % un antécédent familial de fracture du col fémoral. Or seulement 26 % des femmes cumulant au moins deux de ces facteurs se percevaient comme étant à risque de fracture.

Progrès de la recherche sur l'arthrose à Caen - 01/07/2010

En France, un sixième de la population est touché par l'arthrose, une dégénérescence des articulations qui entraîne la destruction du cartilage. Le laboratoire de recherche « Matrice extra-cellulaire et pathologie », à l'université de Caen, réalise actuellement des essais sur les cellules souches afin d'offrir de nouvelles perspectives thérapeutiques dans le domaine de l'arthrose, où actuellement seuls des traitements palliatifs sont proposés. Le Pr Karim Boumediene, l'un des directeurs du laboratoire de recherche, explique « nous travaillons sur des cellules souches à l'origine de nombreux tissus comme la peau, puis nous les plaçons ex-vivo dans un biomatériau (un matériau comprenant une structure vivante), ou in-vivo chez la souris où elles se développent pour former du tissu ». Il indique que le cartilage obtenu est trop fragile pour le moment. L'un des objectifs est donc de mieux comprendre « le processus de transformation d'une cellule-souche en cellule spécialisée, pour pouvoir intervenir sur ces transformations » et, à terme, obtenir un cartilage tout aussi solide que le cartilage humain, qui pourrait être greffé là où les articulations s'usent et guérir la maladie.